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Le remaniement était donc du simple replâtrage.

Excepté la démission « surprise ? » de Laura Flessel « pour raisons personnelles » — [poussée vers la sortie pour n’être surtout pas en « posture ministérielle » avant que le fisc la rattrape] —, il était acquis depuis 9 heures mardi matin que Françoise Nyssen, bien que fragilisée, garderait son portefeuille de la Culture [franchement elle n’a pas fait encore assez de conneries pour avoir le droit de rester en poste…mais son amie Brigitte veille !] et que François de Rugy, le président de l’Assemblée, atterrirait au ministère de la Transition écologique à la place de Nicolas Hulot.

Rugy ou la récompense des obséquieux, malléables parmi les malléables, un des « de gôche » reconvertie « En Marche » … par intérêt personnel.

« Rugy est mon premier choix, avait affirmé mardi matin Emmanuel Macron à sa garde rapprochée. Il représente une écologie positive, conciliable avec l’innovation. Il a le poids politique pour devenir le numéro 3 du gouvernement (après Philippe et Collomb).»

Et le chef de l’État d’insister sur un point, critiquant en creux la position de Nicolas Hulot : « Il nous faut aujourd’hui une écologie d’action qui porte notre projet politique.»

En fait, dès son retour de Finlande, le 30 août, soit seulement deux jours après la démission de Hulot, Macron avait proposé ce maroquin à Rugy, qui avait immédiatement accepté cette « promotion », dixit l’intéressé.

Voilà qui montre, entre parenthèses, que le feuilleton entretenu autour de la rencontre Macron Cohn-Bendit relevait de la plus aimable des comédies.

Première conséquence de ce parachutage de Rugy sur l’Écologie, le perchoir de l’Assemblée est à pourvoir.

Le 12 septembre, à l’ouverture de la session extraordinaire, les députés devront élire son remplaçant. Pour Macron, pas de doute, c’est Richard Ferrand, en dépit de son problème judiciaire, qui est « le plus légitime ».

« Ferrand, a expliqué le chef de l’État, toujours mardi matin (07/09/2018), est le premier des Marcheurs. Surtout, il aime l’Assemblée et il est respecté des députés de base comme des présidents de commission parlementaire. »

Macron prenant en compte les opinions des parlementaires avant de prendre une décision, [Il feint de changer de comportement… mais agit d’abord selon son intérêt !].

[Et vous entendez être crédible mesdames, messieurs ministres et la plus grande partie des députés … alors que vous êtes aussi peu intègres et ne cessez d’abuser de connivences, passe droits et remerciements pour services rendus. Comment osez-vous-vous représenter à de prochaines élections ! – MC]


Article non signé – Le canard Enchainé – 05/09/2018