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Quoi qu’en disent certains, à force d’automatiser, de délocaliser les entreprises, de perdre des pans entier d’industries, de suppression des services publiques ; le travail et par conséquent l’occasion de toucher une rémunération pour au moins réaliser quelques achats de premières nécessitées et si l’état ou les états ne veulent pas d’une insurrection nationale voir mondiale (Guerres civiles), il faudra bien trouver une forme équitable de distribution des richesses produites -autre qu’aux seuls détenteurs d’actions-  par entre autres, la rémunération des personnes sans emplois, handicapés,  retraités leur permettant de vivre.

La générosité humaine et l’engagement bénévoles présentent dans les associations caritatives ne sauraient combler indéfiniment les besoins vitaux d’une partie grandissante de personnes dans la pauvreté absolue. MC

 […] … l’exécutif réfléchit très sérieusement à ne revaloriser qu’en partie ou pas du tout certaines prestations sociales en 2019, afin de trouver les précieuses économies qui manquent à son projet de budget pour l’an prochain.

« Les arbitrages ne sont pas rendus, mais sont imminents » […]

[…] … selon nos informations, le gouvernement a écarté définitivement l’option d’une suppression des allocations familiales pour les ménages aisés, une proposition qui était fréquemment évoquée au début de l’été. […]

[…] Au sujet du revenu de solidarité active (RSA), une note révélée par « L’Express » jeudi montrait que la ministre des Solidarités, Agnès Buzyn, était montée au créneau auprès de Matignon et de l’Élysée, pour demander de l’exclure de la liste des prestations sociales dont l’évolution ne suivra pas celle des prix à la consommation. Ce projet de gel ou de sous-indexation des prestations sociales est donc toujours sur la table. Ces orientations sont cohérentes avec les sorties de l’exécutif en mai-juin pour vilipender le montant élevé des dépenses sociales. Emmanuel Macron a regretté qu’elles coûtent « un pognon de dingue […] alors que les gens pauvres restent pauvres ».

  • Édouard Philippe, avait critiqué une « logique de guichet ». […]
  • Bruno Le Maire, avait déclaré : « Il peut être légitime de réduire la politique sociale sur l’emploi ».
  • Gérald Darmanin, le ministre des Comptes publics, avait quant à lui fustigé le coût élevé de la prime d’activité. 190 milliards d’euros de prestations indexées sur l’inflation Le gel ou la sous-indexation des prestations indexées sur l’inflation, 190 milliards d’euros en 2014, serait un vecteur d’économies non négligeable, alors que la hausse des prix hors tabac attendue en 2018 par l’Insee s’élève à 1,6 %.
  • Sur ces 190 milliards,
    • on dénombrait en 2014 quelque 158 milliards de pensions de retraite de base,
    • 24 milliards de prestations familiales,
    • 11,5 milliards de rentes invalidité-prévoyance,
    • 11 milliards de RSA, 9 milliards d’allocations adulte handicapé (AAH),
    • 2,7 milliards d’allocations de solidarité spécifique (ASS) versées aux chômeurs en fin de droit.

L’AAH, le minimum vieillesse et la prime d’activité sont intouchables, après le vote l’an dernier d’un calendrier de revalorisations exceptionnelles.

En revanche, le gouvernement est tenté de geler le RSA. […] … Agnès Buzyn s’y oppose : « un gel de la prestation en avril 2019 conduirait à une économie modeste de 135 millions d’euros en 2019  […]


Solveig Godeluck, Les Echos  – Titre original : «  Le gouvernement à la recherche d’économies dans les aides sociales » – Source (Extrait)