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Élections, réélections ne font pas bon ménage avec la pollution.

Les signes d’un changement climatique se multiplient à travers la planète.

Dernier exemple en date : au nord du Groenland, la hausse de température et le vent ont ouvert des espaces d’eau libre dans la banquise pérenne la plus vieille et la plus épaisse de l’Arctique.

Pourtant, Donald Trump vient de redonner un coup de pouce à la source d’énergie qui produit le plus de gaz à effet de serre. « On adore le beau charbon propre de Virginie-Occidentale », a lancé le président américain lors d’un meeting mardi 22 août au soir.

Son administration a annoncé un projet de réglementation destiné à maintenir en activité des centaines de centrales thermiques.

La veille, l’Australie avait, de même, renoncé à inscrire dans la loi ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, sous la pression du lobby charbonnier.

Quant à la Chine, elle reste, et de loin, le premier producteur et consommateur de ce minerai. Cette obstination est vraiment confondante. Bientôt trois ans après l’accord de Paris sur le climat, le consensus qui s’était dégagé pour limiter autant que possible la hausse des températures s’effrite.

Les intérêts à court terme d’industries pourvoyeuses d’emplois pèsent sur des responsables politiques soumis aux échéances électorales. Il se vérifie ainsi que la principale faiblesse de l’accord signé à l’issue de la COP21, en décembre 2015, était l’absence de clause contraignante pour les États.


Jean-Christophe Ploquin, La Croix – Titre original : « Charbon contre banquise » – Source (Extrait)