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Le seul domaine ou le logiciel fait mieux que l’ancien système d’inscription aux facultés est qu’il va avoir –par obligation- orienté vers des facultés privées chères et quelques fois n’offrant aucune garantie de résultât … Bravo le libéralisme … MC

Recalés malgré le bac.

Si 689.192 candidats ont reçu au moins une proposition d’admission, de nombreux bacheliers n’ont toujours pas trouvé de point de chute pour la rentrée prochaine. Au total, 122.858 candidats n’ont pas encore reçu de proposition ou sont en attente de place.

Au 17 juillet, 68.510 étaient en attente de proposition, 13.929 ont demandé à être accompagnés par le rectorat de leur académie et 18.302 n’ont reçu que des propositions négatives sur des formations sélectives.

À titre de comparaison, l’an passé, sur le système APB, remplacé à cause d’un trop grand nombre de dysfonctionnements, 87 000 candidats étaient sur liste d’attente.

Un flou total et insupportable

Pour éviter de trop attendre, 22 077 futurs étudiants ont quitté la plateforme avant d’avoir reçu une proposition et certains ont décidé de se tourner vers les écoles privées, où les critères de sélection sont plus stricts.

C’est d’ailleurs ce que reprochent les syndicats et les associations de parents d’élèves à Parcoursup. Plusieurs organisations, dont l’Unef (syndicat étudiant) et la FCPE, ont saisi mercredi le Défenseur des droits par rapport au système, ainsi que sur la nouvelle loi de l’université. « Ces critères ont eu un impact plus que déterminant sur la possibilité des jeunes de pouvoir étudier dans la filière de leur choix », arguent les syndicats.

Le président socialiste du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, Stéphane Trussel, a également saisi l’instance pour « faire la lumière sur les modalités de sélection ». Selon lui, Parcoursup entretient « un flou total et insupportable sur les caractéristiques » des mécanismes utilisés pour choisir les candidats.


Paru dans le Dauphiné Libéré du 21 juillet 2018