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Un article de l’Opinion me fait réagir.

Travestir ainsi l’info discrédite l’auteur et son support. MC

Le titre de l’article : « Portefeuille de Françoise Nyssen: l’excès de transparence nuit à la démocratie » – Auteur – Nicolas Beytout, L’Opinion – Source

C’est une nouvelle victoire des grands prêtres de la transparence, et un nouveau recul pour tous ceux qui croient en une démocratie de bon sens : la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, qui avait été nommée pour sa compétence d’éditrice, se voit retirer de son domaine ministériel le secteur de l’édition et du livre. En entrant au gouvernement, elle avait pourtant démissionné de tous ses mandats à la tête des Editions Actes Sud, son entreprise.

Mais ce n’était pas assez pour la Haute autorité pour la transparence de la vie politique (HATVP). Exit donc, le savoir-faire de la ministre sur un des secteurs stratégique de son ministère : un décret vient de lui ôter tout pouvoir sur « la régulation économique du secteur de l’édition littéraire », et la tutelle sur le Centre national du livre. Démonstration est donc faite que, exigées sans discernement, la transparence et la chasse au conflit d’intérêts potentiel conduisent à l’absurde. Connaître son secteur devient un handicap.


Rappelons que Françoise Nyssen et son mari Jean-Paul Capitani

Lire l’article : Le charlatanisme à la Culture?

Résumé

On pourrait déjà s’étonner que soit nommée ministre de la République – et, qui plus est, ministre de la Culture – une personne qui dans sa pratique, même combat l’école de la République. Dans un entretien publié par la revue de la Société anthroposophique, Jean-Paul Capitani, cofondateur de l’école Domaine du possible avec son épouse Françoise Nyssen, s’exprime ainsi à propos de l’Éducation nationale : « Je pense qu’il y a un système qui s’est mis en place, qui est prédateur. J’en suis intimement convaincu par mon expérience, l’expérience de mes enfants et même déjà celle de mes petits-enfants. D’une certaine manière, on ne respecte pas les enfants… Nos enfants sont considérés comme des objets, des marchés qu’on exploite. C’est comme une matière première… Les enfants sont le plus grand marché actuel. Lorsque les conseils généraux sont très fiers d’offrir des ordinateurs aux enfants, c’est simplement parce que quelqu’un a flanché devant la proposition commerciale d’un vendeur d’informatique. (1) »

Un tel mépris pour l’action des structures publiques d’éducation autorise à s’interroger sur l’aptitude de Mme Nyssen à conduire la politique culturelle de la France au cours des prochaines années.


Lire l’article – Privilèges !

Résumé :

Après avoir étendu illégalement leur librairie, [ils décident] d’agrandir […] en hauteur, cette-fois, […] au sommet de trois immeubles anciens [pour] créer environ 200 m2 de bureaux pour la maison d’édition.

Façade, en toc. [Avec cette fois un] permis de construire [et] dessin des nouvelles façades […] et soumis à l’architecte des Bâtiments de France, qui, malgré la « non-conformité » du projet au plan de sauvegarde et de mise en valeur régissant le vieil Arles depuis 1993, a fini par donner son aval. L’ABF [mais] conditionné […] de prescriptions, architecturales.

Surprise : [rien ne sera respecté] […] A la place, les proprios d’Actes Sud ont bricolé des façades bon marché, dépourvues de tout cachet et qui n’auraient jamais pu obtenir le feu vert des Bâtiments de France.


Et encore dernièrement … Les Rencontres d’Arles

La semaine d’ouverture des Rencontres de la photographie d’Arles (2-9/7) […] [selon] Françoise Nyssen et Jean-Paul Capitani, bétonneurs de choc, [c’est : ]

Au parc des Ateliers, sur un terrain appartenant aux éditions Actes Sud, c’est un hôtel éphémère qui est soudain sorti de terre. En moins de 24 heures […] [le] groupe Accor, qui s’est offert un coup de pub chic et branché en installant une structure d’une douzaine de conteneurs en plein secteur sauvegardé, sans en toucher un mot à la mairie. […]

A la Croisière, dans une friche investie pour l’été (avec restaurant et annexe de la librairie Actes Sud), de nouveaux coups de truelle donnés sans autorisation  … [dénoncé par la municipalité.] […] Réponse de Capitani, dans « La Provence » (6/7) : « Je ne le loue même pas, cet immeuble, je l’ai prêté, prêté ! Je ne gagne pas d’argent dessus, j’en perds, même. On a fait réparer les vieilles toitures, on a fait des pétassages, je ne vois pas qui ça peut embêter ! »

  1. L. et C. N. – Le canard Enchainé (Extrait) du 11 juillet 2018

Alors Mr Nicolas Beytout, de l’OPINION, c’est ça l’info ? N’auriez-vous pas quelques avantages à louer cette Ministre de paille ? À moins que les désirs de sauvegarde de la personne, viennent d’une personne du gouvernement ! – MC

Il reste pas moins, que les sélections littéraires de cette maison d’Édition est remarquable.