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Nul doute qu’une étape dictatoriale est franchie par Emmanuel 1er dans cette péroraison  lors du congrès de 2018 qui s’est tenu à Versailles. Utilisant une belle  rhétorique en cinq points : l’exorde, la narration, la division, la confirmation et la réfutation, … possible … un jour, si vous êtes sages ! MC

Monarchisation de « La Constitution ».

Les députés d’opposition ont tous dénoncé la réforme constitutionnelle prévue par l’exécutif lors de l’ouverture des débats. Une tentative de « monarchisation » fustigée à gauche comme à droite.

[…] … Le projet, qui propose de saigner une Ve République déjà très malade, a été savamment baptisé pour une « démocratie plus représentative, responsable et efficace ».

Un titre trompeur, puisque l’ambition globale de l’exécutif est exactement inverse, […] Pas moins de 562 amendements ont été déposés avant l’examen de l’article 1 de la réforme, preuve que les propositions macronistes sont loin de faire l’unanimité.

« Cette réforme va affaiblir le Parlement, accroître les inégalités de pouvoir de la Ve République, priver des territoires de leur juste représentation en découpant la France au scalpel, affaiblir le droit d’amendement des députés, et nous propose d’aller plus loin en cumulant les fonctions de président de la République et de premier ministre ! » s’est indigné un député Sébastien Jumel de l’opposition.

« Une atteinte sans précédent au principe de séparation des pouvoirs »

Le fait qu’Emmanuel Macron, lors du Congrès de Versailles lundi, ait annoncé qu’il réclame lui-même un amendement sur le projet de loi a mis le feu aux poudres. « Cela porte une atteinte sans précédent au principe de séparation des pouvoirs », a dénoncé Sébastien Jumel.

Le contenu même de cet amendement a fortement ému les députés, puisque le président souhaite pouvoir répondre aux parlementaires lors du prochain Congrès. « Ce n’est pas anecdotique : c’est un changement de régime ! S’il y a réponse du président, il y a débat.

Cela revient à un discours de politique générale, et il doit y avoir vote. Le président devient responsable devant le Parlement. Il est le chef de la majorité. Quid de l’élection présidentielle au suffrage universel ? Dès lors, plus rien ne la justifie », s’est navré Christian Jacob, président du groupe LR.

[…] … Jean-Luc Mélenchon à pointé un climat antiparlementariste sciemment entretenu par l’exécutif, il a été rejoint sur ce point par Yves Jégo, qui s’est livré hier à un plaidoyer pro-Parlement avant de quitter la vie politique. « L’antiparlementarisme est un poison, un poison mortel qui fait peu à peu mourir les démocraties », a prévenu l’élu UDI.

Le coprésident de ce groupe, Jean-Christophe Lagarde, a lui aussi tapé sur la table : « Nous avons le président le plus fort d’Occident et le Parlement le plus faible de toutes les démocraties ! » Défenseur de l’actuel nombre de députés, au motif que « ce n’est pas parce qu’ils seront moins nombreux qu’ils auront plus de pouvoir, bien au contraire ! », il a lui aussi dit craindre une « monarchisation » et appelé à ne pas « humilier le Sénat », ce qui reviendrait à terme à un « démembrement » des deux chambres législatives. Il a même fait un parallèle entre le premier Empire, durant lequel les parlementaires pouvaient « débattre sans voter ou voter sans débattre », et la réforme en cours. […]


Aurélien Soucheyre – Source (extrait)