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Sur le principe il faut bien admettre que les créateurs ont raison, ils bossent et s’ils sont payés par les éditeurs/distributeurs ou clients, l’usurpation partielle ou entière, d’œuvres les privent de « rentrées » financières, hors bien souvent c’est leur seul gagne-pain.

Je dis cela tout en profitant comme beaucoup de blogueurs du laxisme juridique (ou des auteurs) sans grand remord, bien qu’essayant chaque fois de ne « copier » que des extraits de textes, en donnant toutes les références.

Aussi, cela amènerait certainement à changer certaines mentalités, au risque de constater une montée importante de plagiat, je serais assez pour défendre les auteurs en ajoutant qu’il faudrait aussi diffuser et bien connaitre les règles et entre autres les auteurs « tombés » dans « le domaine publique ». Un site dédié et régulièrement mis à jour. MC


[…] … En tant qu’artistes, nous sommes très choqués de voir aujourd’hui qu’un texte sur le droit d’auteur dans le marché unique numérique en Europe, qui prévoit notamment une plus grande protection des créateurs sur Internet, fasse l’objet d’une campagne de désinformation au service des grandes -puissances du numérique.

Une campagne qui répand l’idée que ce texte met en péril l’exercice des -libertés fondamentales sur -Internet.

Évidemment, tout cela est faux !

L’objectif de cette nouvelle directive n’est pas d’imposer un filtrage ou une quelconque censure sur -Internet, mais au contraire de permettre de mieux identifier les œuvres diffusées sur les plates-formes numériques et de rémunérer leurs auteurs. Ces puissants acteurs économiques du numérique sont aujourd’hui des diffuseurs comme les autres, des partenaires essentiels comme les autres et, à ce titre, doivent être responsables comme les autres.

Être artiste est un métier

Définir un cadre juridique pour trouver un meilleur équilibre entre nous n’est donc pas un acte liberticide, bien au contraire. Nous sommes les petits du numérique, ils sont les géants ! […]

Nous, créateurs, demandons seulement que soit trouvé un point d’équilibre entre ces libertés qui, si elles sont reconnues comme fondamentales, sont parfaitement conciliables. […]

Notre combat n’est ni ringard ni passéiste : dans notre monde qui devient de plus en plus standardisé, il ouvre la voie aux générations d’artistes qui demain enchanteront de leurs œuvres nos oreilles, nos esprits et nos cœurs. Il est urgent de rappeler qu’être artiste est un métier. Les créateurs ont une place essentielle dans -notre société, et leur protection participe du bon fonctionnement de notre démocratie.


Collectif, Le Monde – Titre original : « Nous, créateurs, sommes menacés de disparition. » Source (extrait)