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[…] … les commentaires de contestations enflent depuis l’annonce de la réforme des retraites annoncée pour 2019 : en premier lieu, les pensions de réversion.

[…] … pour l’instant, ni Macron, via Twitter, ni Philippe, devant les parlementaires, n’ont réussi à étouffer le sujet [et c’est tant mieux !]. La faute à une nouvelle sortie, jeudi, du secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement, Christophe Castaner : « Si vous faites dans la justice, pour certains elle peut baisser, pour d’autres elle peut augmenter », a déclaré le patron d’ En marche.


[Quel est le problème, en fait il se cache à la fin de ce paragraphe : l’argent, les sous, le pognon, l’artiche, LES ECONOVCROCS à faire certes, mais surtout transporter cette manne du service publique vers l’assurantiel et ses voraces actionnaires. MC]


Qu’est-ce qu’une pension de réversion ?

Institué en 1945, ce système conçu, à l’époque, «comme une protection du conjoint à charge», selon le Conseil d’orientation des retraites, permet à des veuves (majoritaires) et à (quelques) veufs de toucher une partie de la retraite dont bénéficiait ou aurait pu bénéficier leur conjoint. Pour y avoir droit, le survivant d’un ex-salarié ou d’un non salarié doit avoir été marié avec la personne disparue, avoir au moins 55 ans et ne pas dépasser 20 550,40 euros de ressources annuelles brutes pour une personne seule.

Modeste, cette réversion, égale à 54 % de la retraite du défunt, ne peut dépasser 10 727,64 euros par an, soit 894 euros mensuels. Dans la fonction publique, un dispositif proche permet de recevoir une réversion à hauteur de 50 % de la retraite de base de l’agent décédé.

Du côté des régimes complémentaires, ce taux peut grimper jusqu’à 60 % et l’âge minimum pour y avoir droit à 65 ans, pour certaines professions.

Au total, 4,4 millions de personnes, dont un million n’ayant aucune autre pension en propre, sont concernées par la réversion, tous régimes confondus.

Avec une très large majorité de femmes (89 % des bénéficiaires), dont l’espérance de vie à la naissance est plus longue de 5,8 ans que celle des hommes.

Coût total du dispositif : 35,8 milliards d’euros versés en 2013, soit 12 % des dépenses de retraite.


D’après Lilian Alemagna, Libération –Source (extrait)