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Le 28 juin disons stop au « pognon de dingue » pour la finance

Les résultats du CAC 40 le confirment. La croissance est bien de retour, mais seulement pour les profits et les dividendes : + 22% de profits depuis 2016, 47 Milliards de dividendes versés aux actionnaires, un record depuis 2008, un record mondial également.

« Un pognon de dingue » finalement, soit presque 2 fois plus que les minima sociaux (26,6 milliards d’euros) qui bénéficient à 4 millions de personnes et permettent à la France d’avoir un taux de pauvreté inférieur à la moyenne européenne.

Le Président de la République va-t-il réformer les près de 200 milliards d’aides alloués chaque année aux entreprises (exonérations de cotisations sociales, niches fiscales…) ?

Non, il veut couper dans les aides sociales et les services publics et annonce de nouveaux cadeaux pour les investisseurs. Les investisseurs, c’est bien la seule cible des choix politiques effectués depuis 1 ans et des réformes annoncées. […]

Emmanuel Macron applique au sommet de l’Etat le même autoritarisme que celui qui prévaut dans les entreprises. Pas de négociation […] et des passages en force. Celles et ceux qui sont en désaccord n’ont donc qu’à démissionner, se soumettre ou se démettre somme toute.

Ça passe ou ça casse.

C’est la raison pour laquelle la mobilisation lors de la journée interprofessionnelle unitaire du 28 juin a pour objectif d’imposer d’autres choix.

Et notamment, pour les ingénieurs, cadres et techniciens qui sont désormais très lucides sur les impasses de la financiarisation dont ils voient les conséquences sur leur quotidien de travail. Sans dynamique collective, la généralisation de l’autoritarisme managérial jusqu’au plus haut sommet de l’Etat aura des conséquences catastrophiques. Coincés entre des directives qu’ils ne partagent pas et le « devoir de loyauté » dû à leur responsabilité professionnelle, les ingénieurs, cadres et techniciens sont plus que jamais sous pression. En portant des propositions collectives pour gagner un droit de refus, d’alerte et d’alternative, l’enjeu est de gagner un réel exercice de la responsabilité professionnelle.

Les raisons ne manquent donc pas pour se mobiliser le 28 juin, y compris la désastreuse prochaine réforme concoctée par Delevoye sur les retraites et sa virtuelle prolongation de temps à travailler avant de pouvoir prétendre a la prendre et encore sans garantie de valeurs sonnantes et trébuchantes permettant de vivre décemment. !


D’après une Source (Extrait)