Étiquettes

, ,

[…] Dans un discours virulent prononcé jeudi [21/06/2018] à Quimper […]  À quelques jours d’un mini-sommet particulièrement sensible et consacré aux migrations, le chef de l’État a semblé vouloir donner le coup d’envoi de la campagne pour les élections européennes l’année prochaine.

« Je vous le dis avec beaucoup de gravité », a-t-il commencé en défendant le cœur de son ADN politique : l’Europe. « Beaucoup la détestent, mais ils la détestent depuis longtemps et vous les voyez monter, comme une lèpre, un peu partout en Europe, dans des pays où nous pensions que c’était impossible de la voir réapparaître. Et des amis voisins : ils disent le pire et nous nous y habituons ! Ils font les pires provocations, et personne, personne ne se scandalise de cela ! »

Ces mots particulièrement sévères visent en premier lieu l’Italie, gouvernée depuis peu par une alliance d’extrême droite et de populistes de gauche, unis dans leur rejet d’un certain idéal européen et leur opposition à l’accueil des [migrants] […].

Mais le chef de l’État pensait sans doute aussi aux pays d’Europe centrale, réunis dans le groupe de Visegrad. Ceux-ci, la Hongrie, la République tchèque, la Pologne et la Slovaquie, se sont réunis à Budapest jeudi en compagnie du chancelier autrichien Sebastian Kurz.

Vienne va prendre la présidence tournante de l’Europe au prochain semestre et l’Autriche partage avec eux une ligne de fermeté, voire de fermeture. Le premier ministre hongrois Viktor Orban a annoncé que le groupe de Visegrad boycotterait la réunion prévue à Bruxelles. […]

Onze pays ont en revanche déjà annoncé leur participation : Allemagne, France, Italie, Espagne, Autriche, Grèce, Pays-Bas, Bulgarie, Belgique, Danemark, Malte.

[…]


Nicolas Barotte, Le Figaro – titre original : « Macron dénonce « la lèpre » populiste » – Source (Extrait)


[En conclusion : Macron prépare ses futurs candidats français du mouvement « En Marche » à l’élection de la députation européenne en choisissant la confrontation plutôt que la concertation avec les gouvernements populistes au pouvoir au sein de la Communauté Européenne. Il fait sien pour les siens, son combat contre «  le nationalisme qui renaît », « les frontières fermées que certains proposent » en un mot comme en cent : même une bataille et sur le sol français contre les  positions de LR – Wauquiez mais aussi des « Le Pen » contre les migrants d’un côté et les mélanchonistes eurosceptiques de l’autre – MC]