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Qui est Philippe Warin : directeur de recherche au CNRS (PACTE, Université de Grenoble), co-fondateur de l’Observatoire des non-recours aux droits et services (ODENORE). Voilà bien quelques pensées à connaitre.

Les propos d’Emmanuel Macron le 13 juin dernier sur le système social curatif dans lequel on met « trop de pognon », qui ne règle rien – « les pauvres restent pauvres » – et en plus déresponsabilise ont choqué.

Ils ne pouvaient pas en être autrement, c’est l’effet politique recherché.

Au-delà de l’indignation, ces propos doivent être pris dans leur globalité et discutés dans leur cohérence. Une chose est certaine, les prestations sociales ne suffisent plus à contenir la pauvreté.

C’est vrai d’un point de vue macroéconomique. Comme ailleurs en Europe, le rôle de stabilisateur économique de la protection sociale s’essouffle. Le maintien et parfois l’augmentation des prestations sociales (à des différences notables près comme pour les APL) ne permettent pas à la majorité des ménages, et pas simplement aux plus modestes, de s’en sortir financièrement. La hausse de prélèvements obligatoires et des charges fixes des ménages pèse à la baisse sur l’évolution des revenus.

[…] Dans quel sens irons-nous en France ?

Les deux minutes de la vidéo Elyséenne sont sur le mode de l’évidence, mais les mots employés semblent annoncer une autre couleur.

Mesurer le non-recours pour lutter efficacement Il faut « prévenir la pauvreté » et tout en même temps « responsabiliser les pauvres » [bien evidemment s’ils sont pauvres ce n’est que par  leur volonté ! MC], mais aussi « investir dans un système social » qui évite de laisser les besoins en l’état pour dépenser plus ensuite. C’est bien là tout l’enjeu de la lutte contre le non-recours : prévenir le creusement des difficultés et l’accroissement des inégalités sociales, en même temps éviter d’alourdir à terme la facture sociale.


Note sous forme d’avis de MC : Warin énonce ensuite bon nombre de solutions toujours autour d’aides directes ou indirectes en les répartissant différemment sauf qu’en réalité il s’agit toujours d’aides venant soient de l’état, soient des collectivités locales, soient d’associations caritatives … alors que la seule solution est d’augmenter les salaires, résorber le chômage, mettre en marche [!!!] des travaux d’interets nationaux, lutter efficacement contre l’exode de la finance et des financiers, etc.


La Croix – Titre original : « Philippe Warin « Trop de pognon » dans les aides sociales et tout l’argent qui n’est pas dépensé » Source (Extrait)