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[…] … Dominique Bussereau (1) raconte [l’échange qu’il a pu avoir avec Emmanuel Macron lors du déjeuner républicain organisé sur la base aérienne de Rochefort] :

« J’ai dit au président que le dialogue avec l’État était compliqué pour les collectivités locales compte tenu de la diversité de nos interlocuteurs, sachant que nos dossiers sont traités par le ministre de l’Intérieur, la ministre Gourault, le secrétaire d’État Dussopt ou le ministre de la Cohésion des Territoires Mézard. Il m’a dit qu’il comprenait très bien et d’ailleurs, certains hauts fonctionnaires, assis à notre table, ont conforté mes propos en faveur d’un management plus politique ».

Jugeant positivement les avancées de cet échange avec Emmanuel Macron, Dominique Bussereau estime cependant qu’un certain nombre de points techniques, « très importants » pour les finances des départements, restent problématiques. Il attend l’assemblée générale de l’ADF du 20 juin pour savoir si ses homologues seront prêts à s’engager dans la contractualisation avec l’État. Ce qui n’est pas certain à ce stade.

En effet, les élus départementaux sont vent debout contre l’objectif fixé par le gouvernement de plafonner la hausse de leurs dépenses de fonctionnement à 1,2 % en moyenne, par an. Au-delà du chiffre, ils dénoncent une atteinte à leur autonomie financière, estimant que ce pacte leur est « imposé » et jugent qu’il reste encore trop de charges non compensées. […]


Galiero Emmanuel, Le Figaro – Titre original : « Bussereau alerte Macron sur les inquiétudes des départements » – Source (Extrait)


En gros la stagnation des dotations de l’état aux départements obligera les départements soit à baisser les subventions et les frais généraux soit à augmenter les taxes diverses. Reste que dans un cas comme dans l’autre que c’est le contribuable-usagé qui va être perdant. MC


1)          Dominique Bussereau, président de l’Assemblée des départements de France (ADF)