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« Macron : c’est recul social et diminution des retraites » tel était le titre d’un éditorialiste qui sans faire parler quelques voyantes mais extrapolant les dires du candidat devenu Président avait anticipé ce qui se passe aujourd’hui. MC

[ Revenons à la base de toutes interrogations : pourquoi une part importante des citoyens votent-ils contre leurs intérêts ? ]

[ Parce qu’ils sont leurrés par les discours néo-libéraux. Aurait-il suffit qu’un Fillon dise : « je veux augmenter l’âge de départ à la retraite » pour que Macron sorte son slogan mystificateur : « je ne souhaite pas augmenter l’âge de départ à la retraite mais je souhaite moderniser le système des retraites pour parfaire le système par points ou mieux passer en comptes notionnels ». Et voilà les mystifiés en pâmoison devant la jeune pousse patronale.  Le problème est que les deux chemins mènent à la même Rome de la baisse des niveaux de retraite pour la grande majorité des retraités et à la baisse de la part des retraites dans la valeur ajoutée (somme des richesses produites par les travailleurs chaque année). ]

[ Mais la plupart des responsables des partis comme la quasi majorité des syndicats, ont été incapables de présenter un discours démontrant clairement cette supercherie. Pourquoi ? Parce l’éducation populaire, celle qu’apporte partis politiques et syndicats permettant de construire patiemment une réflexion personnelle est destitué savamment par le culte du mérite rendant l’individualisme si présent qu’il occulte l’action commune, la réflexion. ]

[ Ainsi passe, d’autant plus facilement que les medias sont aux ordres du pouvoir libéral offrant  l’audience a un seul discours qui bien martelé frappe les esprits de ces discours mystificateur néolibéraux (hier Sarkozy et Hollande, aujourd’hui Macron). ]

[…]

[ Le Conseil d’orientation des retraites (COR) prévoit la diminution lente mais progressive du taux de remplacement des retraites. La mécanique est connue : le système par répartition « à prestations définies » est petit à petit transformé en système par répartition à « cotisations définies », ce qui a pour effet la baisse du salaire socialisé et donc des retraites. Puis vient, le « système par points » et enfin, le nec plus ultra pour le mouvement réformateur néolibéral, le système par comptes notionnels. Ce dernier système supprime toute négociation car il ajuste le montant de la retraite en fonction de la date de départ à la retraite et de l’espérance de vie de la classe d’âge considérée. C’est la « technique » qui fait alors baisser la retraite et non plus directement le patronat allié aux syndicats complaisants et au gouvernement néolibéral. Fini la solidarité par le système de retraites. A chaque nouvelle contre-réforme, il s’agit de baisser ou d’éliminer les prestations de solidarité pour arriver petit à petit à un système contributif personnel pur mais avec un volume des retraites en diminution relative constante par rapport au PIB. Bien évidemment, l’augmentation des inégalités de santé et d’espérance de vie entre classes sociales ne rentre pas en ligne de compte. ]


Article réécrit d’après un article de Bernard Teper Co-animateur du Réseau Éducation Populaire (REP). Source  Permalien vers cet article