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Il est des artistes dont le nom représente bien plus que leur surface médiatique. Qui incarne une époque, un esprit. Tel était Marc Ogeret, né à Paris en 1932, et qui vient de disparaître après une vie de convictions, passée à défendre les grands textes et la cause des plus faibles.

Dans le sillage d’un Brassens ou d’une Anne Sylvestre, il avait forgé son destin dans les cabarets rive gauche des années 50, période bénie de la création hexagonale où le concept encore neuf de « chanson française » ne se concevait pas sans engagement poétique ou politique.

Texte Louis Aragon