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Devinez…

A quoi reconnaît-on un partisan d’Emmanuel Macron issu de la deuxième gauche ? Il commence par vous dire tout le bien qu’il pense de la stature présidentielle restaurée, du regard positif à l’étranger, de la « solidité » du chef de l’Etat. Puis il lâche tout à trac : « L’élection présidentielle ne vous donne pas les pleins pouvoirs, ou je n’ai rien compris à la démocratie ».  C’est Jean Kaspar, ancien secrétaire général de la CFDT et adhérent d’ En marche dès la création du mouvement, qui parle ainsi.

[…] Les sociaux-démocrates, se nourrissent de l’idée qu’il y a des intelligences collectives dans la société civile, chez les syndicats et les associations, et qu’on ne peut transformer le pays en les humiliant.

Ils scruteront certainement l’humeur de la CFDT lors du congrès qui s’ouvre ce lundi. Les mauvaises relations entre l’exécutif et les corps intermédiaires les inquiètent. Leur débat intérieur résume bien l’état d’esprit actuel des compagnons de route de Michel Rocard et des spectateurs effarés de la chute de Dominique Strauss-Kahn qui s’étaient mis « en marche » pour Emmanuel Macron.

Les plus optimistes disent « leur interrogation » et cherchent à peser ; d’autres sont gagnés par le blues et en viennent à penser que « Macron est un grand joueur au bord du gouffre ». […]

La somme de ces réflexions peut se résumer ainsi : asphyxier des partenaires potentiels en mettant constamment en scène un face-à-face entre exécutif et organisations radicales est payant à court terme, mais peut être dangereux à moyen terme. […]


Elsa Freyssenet, Les Echos Titre original : « Les tiraillements de la deuxième gauche macroniste » – Source (Extrait)