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Bruno Le Maire aurait voulu semer le trouble qu’il ne s’y serait pas mieux pris. Invité de l’émission  » Le Grand Rendez-Vous Europe 1-Les Echos-CNews « , le ministre de l’économie a indiqué, dimanche 20 mai, que, « à partir du moment où nous réussissons à créer des – postes – dans le secteur privé, (…) il peut être légitime de réduire la politique sociale sur l’emploi ».

Que faut-il entendre par là ?

Difficile de se prononcer, à ce stade, en dépit des éclaircissements demandés à l’entourage de M. Le Maire et à d’autres membres de l’exécutif. Un flou qui relance les conjectures sur les mesures que le gouvernement devrait prochainement annoncer afin de maîtriser la progression des prestations versées aux ménages et aux personnes démunies.

Levée de boucliers

[…] Des réflexions sont en cours pour réformer ce type de dispositifs, notamment au sein du comité d’experts CAP 22, qui doit rendre un rapport dans quelques semaines. Par ailleurs, une note de la direction du budget, dévoilée dans nos -colonnes (Le Monde du 19 mai), esquisse plusieurs pistes d’économies dont certaines pourraient provoquer des levées de boucliers si elles étaient mises en œuvre. C’est donc dans ce contexte, propice aux polémiques et aux supputations, que M. Le Maire a pris la parole, dimanche.

[Peut-être que les propos] du ministre renvoie à l’hypothèse d’une extinction graduelle de l’allocation de solidarité spécifique (ASS), accordée aux chômeurs de fin de droits, et à son remplacement par un autre dispositif dans le cadre d’un rapprochement des minima sociaux. Cette idée n’est pas nouvelle : objet d’un rapport en 2014 de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) et de l’inspection générale des finances (IGF), elle avait été à deux doigts d’être -appliquée, en 2015, par le gouvernement Valls. […] …


Sarah Belouezzane, Le Monde – Titre original : « Baisse des aides sociales : Bruno Le Maire sème le trouble jusque dans la majorité » – Source (Extrait)