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A l’Élysée, la cause est entendue : la grande réception [qui a eu lieu mardi, où s’est] presser entre 200 et 400 acteurs des quartiers (élus, associatifs, habitants, institutionnels) sous les ors de la salle des fêtes, [n’a pas été] l’occasion de présenter un grand plan banlieue.

Et encore moins de s’engager sur celui de Jean-Louis Borloo, simple invité parmi les autres convives.

«  C’est un élément parmi d’autres », souligne l’Émlyséem. Si le rapport de l’ancien mministre est jugé « ambitieux », la présidence estime qu’il « souffre d’angles morts » sur la sécurité ou la lutte contre la radicalisation notamment.

  • Sa proposition de créer « une cité éducative » pourrait être reprise.
  • En revanche, la création d’un ministère spécifique dédié à la politique de la Ville, non.
  • En clair, Emmanuel Macron a décidé de reprendre la main avec sa propre méthode et ses propres interlocuteurs.

Pas de grand discours, mais, promet-on, des « mesures concrètes » et applicables rapidement en matière d’éducation, d’emploi, de formation.

  • L’une d’elles concerne les stages de 3e.
  • Constatant que les élèves de banlieues pâtissent d’un déficit de réseau, le président de la République souhaite mettre en place une plateforme, en partenariat avec la fondation FACE, proposant chaque année 15.000 offres de stages en entreprise.
  • 15.000 autres seront ouvertes dans les entreprises publiques.
  • Macron insistera également sur la question des discriminations, avec notamment le renforcement des politiques de testing sur le modèle du « name and shame » pour rendre public le nom des entreprises discriminantes.
  • Pas d’enveloppe budgétaire chiffrée
  • Les modalités d’action ne sont pas encore dévoilées, « l’exemplarité » dont l’État doit faire preuve en la matière sera martelée.
  • L’accent sera par ailleurs mis sur la construction de crèches, la petite enfance ainsi que le retour des « grues dans les quartiers ».

Quid des moyens ?

Le bât blesse, alors qu’élus et associations ont été vivement échaudés par les coupes budgétaires de cet été. L’Élysée refuse d’entrer dans une logique d’enveloppe budgétaire chiffrée. […]

Pas de plan Marshall, donc.

[…] le président [devait mardi 22 mai 2018 installer] officiellement le Conseil présidentiel des villes [composé de] 25 membres, […]

Ce conseil ne compte aucun élu, mais uniquement des acteurs de terrain, connus ou non, engagés dans la vie des banlieues. Ils seront les « capteurs » ou les « vigies » du président sur le quotidien des quartiers. En lien direct avec le chef de l’Etat, qu’ils devraient voir deux fois par an.

Une façon de montrer que le président, qui n’a jusqu’à présent que peu parlé des banlieues, n’est pas déconnecté des quartiers les plus défavorisés. Mais aussi de se passer de l’intermédiaire des institutionnels habituels et des associations historiques.

[…] Des mesures jugées insuffisantes.

Objectif de la présidence, où l’on martèle ne pas avoir attendu Borloo pour agir : vanter le bilan des mesures déjà mises en œuvre. […] Tout sera fait pour montrer que le gouvernement n’est pas resté inactif.

Problème, ces mesures, déjà connues, ne sont pas suffisantes aux yeux de bien des acteurs.


Myriam Encaoua, Le Parisien – Titre original « Comment Emmanuel Macron veut reprendre la main sur la banlieue » – Source (Extrait)


En conclusion tout faire pour afficher une image négative véhiculée et relayée à souhait par les médias concupiscent (j’aime bien ce mot et qui mériterait d’Être écrit avec des tirets con-cul-pissant … pour être plus réaliste) contre le rapport Borloo pour étaler la grandeur (j’ai failli écrire sa glandeur, honte à moi) du roquet Élyséen … dire que Donald dans son US passe pour un pantin, électeur je suis…  et j’entends balayer les salons de l’Élysée –

Et pour finir ... bien évidemment en laissant des ghettos aux portes des métropoles, c’est un vivier potentiel de travailleurs précaires et des quartiers repoussoirs sociaux, l’illustration permanentes de la nécessite du tout sécuritaire, de la démonstration du mal être, du deni migratoire et qu’importe si ce sont des français » de souche », c’est un ensemble de population qui sert le dessein du gouvernement libérale . MC