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Ni l’un ni l’autre et pas plus que je ne peux croire à un dérapage inconscient, c’est bien un article dans le style « y a que mon monde qui compte, vous autres êtes là pour bouffer les rognures » MC

C’est la dernière idée à la mode. Les entreprises françaises, surtout les grandes, seraient devenues d’égoïstes machines à enrichir leurs actionnaires au détriment des salariés.

L’organisation non gouvernementale Oxfam (bientôt dirigée par Cécile Duflot…) [et toc … deux infos au passage, voyez que c’est bien de gauche, une ONG donc rien d’officiel dans leurs infos et de plus sera dirigée par l’ex ministre de l’ecologie, une ex girouette en plus] dénonce ainsi cette semaine le comportement des groupes du CAC 40, coupables de redistribuer plus des deux tiers de leurs bénéfices aux propriétaires, contre 5 % seulement versés aux salariés sous forme de primes ou d’intéressement.

Du billard pour les syndicats, les partis de gauche et leurs médias amis (c’est-à-dire l’essentiel de ceux qui ont droit à la parole dans notre beau pays [1] ) ; nous avons assisté une fois de plus au concert de lamentations dénonçant l’explosion des inégalités, le système capitaliste inhumain et ces affreux riches qui s’en mettent plein les poches. [Sont idiots ces salaries-pensionnés-retraités de réclamer de pouvoir manger du caviar tous les jours, en plus a la longue c’est écœurant…et s’ils z’ont plus d’pain, on va leur donner nos brioches rassies]

Et le zélé directeur de ce quotidien oh combien populaire dans la classe des tout à fait dans la moyenne des salaires … moi j’suis cadre ! de poursuivre son entreprise de destruction et indiquant aux manquants de réflexions ce qui suis ….

Sauf qu’il s’agit d’une véritable mystification.

Les chiffres d’Oxfam ne sont pas faux en eux-mêmes, mais ils passent sous silence l’essentiel: la finalité des bénéfices d’une entreprise n’a jamais été de rémunérer le personnel, qui est payé la même chose quelles que soient la conjoncture et l’importance des profits dégagés.

En réalité, si l’on veut avoir une vision objective de la situation des travailleurs français, il faut partir de ce que les statisticiens appellent la valeur ajoutée, c’est-à-dire l’ensemble de la richesse créée par l’économie française. Et là, il apparaît que la part du gâteau distribuée aux salariés est extraordinairement stable depuis un quart de siècle. Elle a même un peu augmenté pour dépasser les 58 % en 2016, selon l’Insee.

Pourquoi alors ne parle-t-on jamais de ce chiffre? Sans doute parce qu’il est plus facile pour les syndicats d’opposer les actionnaires aux salariés dans une archaïque lutte des classes pour mieux faire passer leurs revendications, y compris la défense des cheminots ou des employés d’Air France, qui auront pourtant du mal à se faire passer pour des damnés de la terre.

Ajoutons que la France garantit depuis 1950 aux travailleurs pauvres un salaire minimum grâce au smic, et surtout que l’énorme machine à redistribuer mise en place par notre Etat providence amortit considérablement l’accroissement des inégalités que l’on observe ailleurs dans le monde, aux Etats-Unis en particulier.

Pour mémoire, la France représente 1 % de la population mondiale et distribue 15 % des dépenses sociales de la planète. Est-ce à dire que tout va pour le mieux? Non, bien sûr. Que les patrons du CAC 40 gagnent 119 fois plus que la moyenne de leurs collaborateurs (toujours selon Oxfam) est discutable moralement, même si c’est économiquement sans conséquence à l’échelle de ces grands groupes internationaux qui gèrent des milliards d’euros.

Et le plus choquant est sans doute ailleurs: dans la situation des millions de salariés qui ne travaillent qu’à temps partiel ou pas du tout, malgré leurs efforts.


Guillaume Roquette, directeur de la rédaction, Le Figaro Magazine – Titre original : « Non, les actionnaires ne s’enrichissent pas au détriment des salariés français » – Source (Extrait)


  1. Ben voyons ! Regardons toutefois ces medias que le directeur du « Figaro » décrète de gauche [Ça coute rien d’affirmer des inepties, et puis ça nourrira le : « Y-a-pas-de-fumée-sans-feu »].

Presse quotidienne, à part « l’Humanité », plus rien de réellement à gauche sociale, quant à « La Croix » certes à la rigueur « plus social-démocrate », il a le mérite de n’appartenir a aucun groupe de capitaines d’industries, enfin,  ce ne sont pas les diverses informations véhiculées dans les colonnes de « Libération » caressants le gouvernement en place, qui le placera à gauche.

Presse hebdo, là encore « Humanité Dimanche » quant aux « Marianne », « Obs », « Le canard Enchainé », « Charlie Hebdo », etc. sont plus anarchisant que se souciant d’analyser et promouvoir l’équité sociale.

Les médias Télévisuels – Les groupes : TF1 (TFX, TMC, LCI, TV Breizh, Ushuaïa TV, Histoire), Canal +Vivendi et déclinaisons (Canal Sat et déclinaisons, C8, C Star, C News, Comédie), M6 (W9, 6 Ter, Paris Première, Téva, et les radios –RTL, RTL2, Fun Radio), NRJ (NRJ 12, Chérie 25), France Télévision (France 2, 3, 5, Ô, France Info), Arte (groupe Arte), LCP (État, Assemblée Nationale et Sénat), L’équipe (Groupe Amaury), BFM (Groupe Next Radio TV) …

Quant aux radios généralistes ou de la bande FM et locales, a part certains journalistes sur France Inter qui pourra dire sans rire qu’il y a des dérives gauchisantes dans l’information ?

MC