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« Un grand jour pour ­Israël. »!!! Une honte, oui certainement !

Non personne n’aura le rire aux lèvres face a ce dessin qui résume la tragédie non pas des Israéliens mais du peuple arabe palestinien qui est la cible vivante des balles commanditées par un gouvernement xénophobe dont personne ne peut admettre le comportement.

Que des extrémistes religieux et le gouvernement  israélien entrainent le peuple de religion juive, certes lourdement sacrifié a travers les siècles et victime de la shoa à se comporter de cette façon, est incompréhensible s’il n’est pas inclus par quelques personnalités des volontés expansionnistes et de domination financière. Il ne s’agit pas pour autant de faire de l’anti-sionisme primaire, juste que chacun des peuples puissent vivre en paix. Halte à la persécution, la prédation, l’envahissement et l’accaparement des terres cultivées par les palestiniens. MC

Ainsi Donald Trump a-t-il salué hier l’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem. Impossible de partager ce jugement dans ce qu’il peut avoir de triomphal. Cette journée restera certainement importante dans l’histoire du pays. Mais pas seulement à cause de la transformation d’un consulat américain en ambassade. Aussi, hélas, parce que cet événement a donné lieu à de violents affrontements à la frontière avec Gaza où plusieurs dizaines de Palestiniens ont été tués par les soldats israéliens. Il y a là le tragique symbole d’une impasse. Le naufrage du processus de négociations engagé dans les années 1990 aboutit à une situation explosive entre Israéliens et Palestiniens. L’État hébreu a les moyens militaires de faire face à la situation. Mais le désespoir, côté palestinien, est tel que de nombreuses personnes sont prêtes à risquer leur vie ne serait-ce que pour manifester près de la frontière. Les Israéliens sont certes habitués à vivre dans ce niveau de tension, mais les exigences du maintien de l’ordre vont croissant et dénaturent peu à peu le fonctionnement démocratique dont ce pays est légitimement fier. Dans ce contexte, la responsabilité des partenaires internationaux est d’aider à la recherche d’une issue, non de mettre de l’huile sur le feu. Ce que vient de faire Donald Trump en décidant de changer la plaque d’un bâtiment américain de Jérusalem. Lui n’a pas pris grand risque, contrairement à ceux qui, sur place, tenteront un jour de sortir de cette impasse.


Guillaume Goubert, La Croix – Titre original : « Triste « grand jour » pour Israël » source