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qui ne pourrait plus apporter assistance à la population.

 

La Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) serait SACRIFIEE = CONSOMMATEURS EN DANGER

Qui dénoncera alors :

Crise de l’ESB (vache folle)… Poulet à la dioxine… Lasagnes à la viande de cheval… « Dieselgate » … Œufs contaminés au fipronil … Laits infantiles contaminés par la Salmonelle… Mais aussi, entre autres : Jouets, produits électriques, cosmétiques dangereux –  Fauteuils et chaussures allergisants ‑ Résidus de pesticides dans les fruits et légumes –  Produits périmés – Faux signes de qualité (AOP, B10,…) – Publicités mensongères –  Démarchage abusif – Obsolescence programmée –  Ententes entre entreprises au détriment des consommateurs

Les agents de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) et du Service Commun des Laboratoires (SCL) doivent pouvoir continuer à assurer au quotidien la défense de vos intérêts économiques (loyauté des transactions et qualité des produits) et physiques (sécurité des produits alimentaires et industriels).

    Mais la DGCCRF serait-elle en capacité d’assurer toutes ses missions après le « dégraissage » de personnel actuellement prévu ?

L’État sera-t-il en mesure de jouer son rôle de prévention des crises ?

Demain la DGCCRF pourrait-elle encore réagir face à une crise ?

Consommateurs, nous vous alertons : la réponse est clairement NON

Avec la complexification des produits et la mondialisation de l’économie, les crises continueront à se multiplier. La concurrence exacerbée et la course effrénée au profit conduisent irrémédiablement à des pratiques douteuses, voire dangereuses pour la santé et la sécurité des consommateurs. Seule une administration de contrôle organisée nationalement et avec des moyens à la hauteur des enjeux peut les prévenir efficacement.

Or, depuis 2010, la DGCCRF a été démantelée et ventilée « façon puzzle » dans des services de l’État « fourre-tout », en subissant de plein fouet d’importantes suppressions d’emplois. Avec une chaîne de commandement rompue et des baisses d’effectifs encore programmées, la DGCCRF ne sera plus qu’une administration ayant de plus en plus de mal à exercer son activité.

Et le Gouvernement actuel avec son programme de réforme de l’État « Action Publique 2022 », lancé à l’automne 2017, s’oriente tout droit vers des abandons et privatisations de missions et vers le « tout numérique ». Ainsi, par exemple, l’hygiène alimentaire et les aires de jeux pourraient être contrôlées par des prestataires privés, le consommateur n’aura plus d’interlocuteur physique et des implantations départementales fonctionnant déjà en mode dégradé pourraient purement et simplement disparaître !

Ce sont les principes même d’égalité, de continuité, de neutralité et d’impartialité du service public qui sont d’ores et déjà, mis à mal ! 


Merci à André C. pour nous avoir signalé cet article.