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Jean-Michel Clément, Député du Groupe LREM à l’Assemblée serait exclu de ce groupe parce qu’il s’apprêterait à voter contre le texte « Asile Immigration », et que cela sèmerait le trouble dans les rangs de « La République en Marche ». Vive la liberté de penser !

Cette exclusion serait, de fait, une première au Palais Bourbon. Tout parti confondu.

Cette sanction à l’encontre de Jean-Michel Clément serait-elle excessive ? En septembre dernier, le député marcheur, M’jid El Guerrab, pourtant mis en examen pour violences volontaires avec arme, avait seulement été incité à démissionner du groupe LREM, sans qu’aucune procédure disciplinaire ne soit lancée à son encontre.

Certains, y compris au sein du groupe LREM osent donc, aujourd’hui, manifester leur mécontentement.

« Si cette exclusion avait bien lieu, je n’exclurais pas alors de faire jouer la solidarité entre les marcheurs et de quitter le groupe de mon propre chef », assure Sonia Krimi. L’élue de la Manche qui a été l’une des premières au sein de LREM à s’élever avec vigueur contre le projet gouvernemental. La députée pourrait, elle aussi, voter « contre » ce texte ou tout au moins s’abstenir. Tandis que d’autres qui s’apprêtent pourtant à se prononcer favorablement s’interrogent aussi sur la légitimité d’une telle exclusion. […]

La plupart des députés LREM semblent, cependant, soutenir Richard Ferrand, le président du groupe. Pour Hugues Renson, député de Paris, « Jean-Michel Clément est libre de son vote, évidemment. Mais il devra en assumer les conséquences. Il appartient à un groupe qui a débattu en interne et dont la position majoritaire s’impose à ses membres », martèle celui qui est également vice-président de l’Assemblée nationale, et qui parfois, n’a, pourtant, pas caché ses désaccords avec la « méthode Ferrand ». […]


Jannick Alimi, Le Parisien – Titre original : « Groupe LREM à l’Assemblée : l’exclusion de Jean-Michel Clément divise la majorité » – Source (Extrait)