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Macron, derrière la façade, c’est un miroir pour certaines alouettes ?

Cet homme riche, infatigable séducteur des foules, n’a pas voulu endosser la charge d’une maison, ni d’un appartement, ni même d’un studio. Il n’a pas voulu se « situer ». Il est au-dessus de cette ambition petite-bourgeoise. Il a décidé de traverser la vie en locataire, mais toutefois dans un wagon des premières classes.

Son argent, il a décidé de le placer exclusivement en valeurs mobilières. Vous observerez qu’il avait par ailleurs prévu dans son programme de supprimer l’Impôt Sur la Fortune (ISF) sur les placements financiers et d’alourdir les impôts sur l’immobilier, faut pas exagérer.

De la France de propriétaires il lui conviendrait de penser qu’ils ne sont que des casaniers. Il veut une France de zappeurs. Emmanuel Macron prouve par ses arbitrages patrimoniaux que l’ubérisation, dont il est le chantre, n’est pas seulement une commodité économique : elle touche à une certaine conception de l’homme, [n’est-ce pas une façon de monétiser ses biens ?]

Emmanuel Macron est l’homme de l’immédiateté. Il se pense d’une génération plutôt que celui d’un pays. C’est son droit, reste que nous avons confié les clefs du camion France à un chauffeur qui ne veut pas de garage, nous avons pris le risque de subir de cruelles désillusions, deviennent chaque jours plus inquiétantes.


Inspiré d’après un article signé  Xavier Patier, titré « Macron, l’ubérisation contre les propriétaires » paru dans « Le Figaro » Source