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 Une nouvelle étude fait le lien entre les pesticides et Parkinson.

Le risque de développer cette maladie neurodégénérative en étant exposé aux produits phytosanitaires ne se limiterait pas aux seuls agriculteurs, mais toucherait aussi la population des régions les plus agricoles, et notamment les plus viticoles, exposées à ces substances, selon le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de Santé publique France.

De plus en plus de cas et a tous les âges

Publiée à l’occasion de la journée de lutte contre la maladie de Parkinson, l’étude confirme que l’incidence est plus élevée parmi les exploitants agricoles et dans les cantons viticoles, y compris après exclusion des agriculteurs de cette analyse.

Une explication possible serait l’utilisation importante de pesticides dans ces cantons, qui aurait pour conséquence une exposition des riverains.

Fin 2015, le nombre de patients parkinsoniens traités était de l’ordre de 160.000, avec environ 25.000 nouveaux cas par an ; de 17 % des nouveaux cas étaient âgés de moins de 65 ans.

La maladie est caractérisée par des symptômes moteurs et non-moteurs, responsables d’une diminution de la qualité de vie et d’un retentissement important sur l’activité professionnelle et les liens sociaux et familiaux.

Les spécialistes insistent aussi sur les symptômes qui ne se limitent pas au tremblement convulsif des membres : le dérèglement du sommeil, la perte de l’odorat, des moments de dépression qui se déclenchent sans comprendre, des difficultés à bouger les épaules arrivent souvent avant les tremblements.