Entrer à l’hôpital le matin, être opéré, sortir le soir… et recevoir le lendemain le SMS d’un robot – on dit « chatbot » – qui prend des nouvelles ! Cette séquence n’a rien à voir avec de la science-fiction mais est désormais une réalité pour les patients de l’AP-HP, qui s’est équipée d’un algorithme conçu par la société Calmedica, déjà utilisé par une centaine d’hôpitaux publics et privés en France. Loin d’y voir une forme de déshumanisations, patientes et soignantes sont au contraire unanimes sur les bienfaits de ce service.

C’est un des signes du « virage ambulatoire », c’est-à-dire d’une hospitalisation sans nuit passée sur place, qui s’accélère. L’idée n’est pas nouvelle, tous les gouvernements ont cherché à l’encourager depuis plusieurs années pour des raisons tant médicales qu’économiques.

Mais Agnès Buzyn, qui a fait de la pertinence des actes la priorité des priorités, veut aller plus loin. « D’ici à 2022, je souhaite porter la médecine ambulatoire à 55 % et la chirurgie ambulatoire à 70 % », contre 43 % et 54 % aujourd’hui, a annoncé en octobre la ministre de la Santé.

Un cap déjà largement franchi par des pays comme la Suède ou le Danemark, où 90 % des actes chirurgicaux se font en ambulatoire.

L’objectif est double.

  • D’une part, l’amélioration de la sécurité et de la santé des patients. [????]
  • D’autre part, la réduction du coût unitaire des interventions en raccourcissant la durée de séjour à l’hôpital.

En septembre 2013, la Cour des comptes avait évalué à 5 milliards d’euros par an les économies réalisables grâce à ce mode de soins.

Dans ce même temps il faut aussi assurer une meilleure coordination entre l’hôpital et la médecine de ville (libérale) pour garantir un bon suivi des patients.

[Pourquoi pas, d’après les explications cela parait viable (sans morbidité), oui mais !

Mais les médecins « de ville » sont surchargés surtout avec les désertifications médicales et encore, plus que dit en ruralité, des constats qui ne sont pas des inventions, hélas.  Les praticiens ne peuvent dejà surchargés ne peuvent pas se déplacer et sont absents les WE … il faut s’adresser au pompier pour atteindre le samu … quant au service d’urgence des hôpitaux locaux qu’en attendre pour un suivi d’opération ?  – MC]


Marie-Cécile Renault, Le Figaro –Titre original : « Le gouvernement veut accélérer le « virage ambulatoire » » – Source (Extrait)