Étiquettes

, , , , , ,

Oui je sais je suis un peu gonflé d’utiliser ces mots d’origines arabe pour un titre d’article pour tancer des formations politiques françaises, mais que voulez-vous devant leur détermination à vilipender les mêmes thèmes, à agoniser les mêmes humains, à vouloir orienter l’opinion sur les exclusions, porter le sécuritaire à l’interdiction de liberté et de voir des électeurs se satisfaire de leurs programmes décadents à bien des points, rejetant l’opinion populaire vers un gouvernement en place, faute d’être satisfaite par les organisations progressistes toujours à la recherche d’un programme de société bâtie sur d’autres critères, privilégiant tous les humains sans exception. MC

Entre Les Républicains et le Front national, les digues seraient-elles en train de rompre ? A écouter les discours de Laurent Wauquiez et de Marine Le Pen dans les jours qui ont suivi les attentats dans l’Aude, on est en droit de s’interroger. Il dénonce la « coupable naïveté » d’Emmanuel Macron ? Elle s’agace de « l’aveuglement » du président. Ils réclament d’une même voix l’expulsion de fichés S étrangers ou encore la déchéance de nationalité…

Des propositions « copié-collé » que les Républicains assument. Geoffroy Didier, [la copie-sosie sarkozienne] délégué général du parti, a ainsi assuré vendredi sur CNews : « Si le FN dit quelque chose qui est convenable, nous n’hésiterons pas à dire la même chose ».

Encore plus troublant, il y a deux semaines, Marine Le Pen appelait pour la première fois ses électeurs à voter pour un candidat Les Républicains pour la législative partielle de Mayotte. Véritable appel du pied ou piège tendu ? Le patron de LR a en tout cas toujours fermé la porte à tout rapprochement. Marine Le Pen ne ménage pourtant pas ses efforts.

La preuve encore : le futur changement de nom du front en Rassemblement national, du sur-mesure pour nouer des alliances avec des personnalités issues d’autres horizons. En vain pour l’instant.

[A croire certains éditorialistes], entre les deux partis, c’est plutôt une lutte à mort qui s’est engagée pour truster la première place à droite et être la figure de proue du match qui s’annonce entre mondialistes et conservateurs. Avec un premier verdict, celui des Européennes de 2019. « Il n’y a pas d’ambiguïté : la droite, ce sont Les Républicains, pas le Front national », assène en permanence Laurent Wauquiez qui épouse pourtant sans complexe des thèmes chers au FN. Deux mouvements qui visent le même vivier d’électeurs L’idée est donc de réitérer l’opération siphonnage qui avait si bien réussi à Nicolas Sarkozy en 2007. « Mais Wauquiez n’a pas le talent de Sarkozy et LR ressortira affaibli des Européennes », assure le camp d’en face. […]


Olivier Beaumont et Valérie Hacot, Le Parisien – Titre original : « Les Républicains-Front national, les liaisons dangereuses » source (Extrait)