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Le gouvernement s’apprête à brader les barrages hydroélectriques.

Il envisage d’en céder l’exploitation à des compagnies privées. Pour elles, les barrages seraient la poule aux œufs d’or. Ils sont déjà construits, ils sont déjà amortis, ils produisent l’électricité la moins chère qui soit. Ils la vendront au prix du marché : profits assurés.

Nouveau cadeau du président à la finance et ses actionnaires.


Ces barrages appartiennent à tous les Français.

Ils ont été construits par la collectivité, avec nos impôts. Depuis leur construction, ils sont entretenus et exploités par EDF, au service de tous.

Ils ne sont pas seulement des usines électriques. Avec leurs lacs, ils constituent la première réserve d’eau douce du pays. Cette eau sert à l’approvisionnement des populations en eau potable, mais aussi à l’irrigation pour l’agriculture, à l’étiage des cours d’eau en aval pour assurer leur navigabilité. Ce que nous défendons c’est donc la maîtrise collective, publique d’un bien commun vital, l’eau.

L’hydroélectricité est une source d’énergie décisive pour le pays, elle représente 12% de la production électrique du pays. Elle est écologique et évidemment renouvelable. Si l’électricité ne se stocke pas, les barrages sont des réserves pouvant produire du courant quasi instantanément. C’est ainsi un atout pour développer les autres sources d’énergie renouvelable qui ont l’inconvénient d’être intermittentes. Lorsque nous n’avons ni vent, ni soleil, il faut disposer de l’hydroélectricité. Pour qu’il en soit ainsi, il faut un seul et unique opérateur, public, qui utilise les différentes sources selon les besoins, pour l’intérêt général.

Pour justifier son mauvais coup, le gouvernement s’abrite derrière la Commission européenne qui réclame l’ouverture à la concurrence des concessions de barrages. Pourtant, un rapport parlementaire datant de 2013 démontre qu’il n’y a d’autres possibilités pour nous conformer au droit européen.


Gilles Ravache