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La vision de Patrick le Hyaric dans sa lettre hebdomadaire, parue le 16 mars 2018, sur son blog – source en fâchera plus d’un … c’est SON analyse, sera-t-elle la vôtre ? MC

 

Le Front national, rebaptisé Rassemblement National, nom utilisé à différentes reprises par l’extrême droite collaborationniste pour élargir son filet, retisse les liens avec ses fondamentaux idéologiques.

Le discours de l’héritière du château de Saint-Cloud tenu au congrès de Lille mérite attention tant il est porteur du pire. Ses soubassements portent le retour aux sources marécageuses de la pensée réactionnaire, xénophobe et antisociale dans un contexte mondial tourneboulé avec la montée des replis, des protectionnismes, des bruits de guerre économique, monétaire, militaire, et de hideux murs qui se dressent contre la générosité et la fraternité. […]

L’opposition entre mondialiste et patriotes qui a servi de fil conducteur de sa campagne présidentielle, […] se situe, selon les mots de la cheffe de l’extrême droite dans « la lutte éternelle des nomades contre les sédentaires ». […] Ainsi, peut-on comprendre que l’extrême droite ne peut régler les contradictions des sociétés que par la violence […] entre les États et les êtres humains, inhérente à la pensée nationaliste régressive. C’est d’ailleurs à ce moment de ce discours que la salle applaudit le plus fort et le plus bruyamment criant de longues minutes debout « on est chez nous ! » les bras tendus […].

Son projet repose sur trois piliers : la transmission, la protection et la liberté.

« La transmission » […]. Dans le monde de Mme le Pen, il n’y a ni pauvre ni riche, ni exploité, ni exploiteur : il y a que des français et des étrangers. Les structures sociales ne doivent surtout pas évoluer, chacun restant bien à la place qui lui a été attribuée à la naissance et par « l’héritage des siècles ».

« La protection » repose sur un paternalisme nationaliste […] où les salariés […] recevraient l’obole d’un capitalisme corporatiste dont le seul mérite serait d’être aux couleurs de la France, […]

« La liberté », c’est celle des petits entrepreneurs qui doivent être aidées contre l’État réduit à un ogre administratif, non pour satisfaire des besoins humains, mais pour « conquérir le monde ». C’est encore celle des fonctionnaires de se libérer de leurs syndicats […] puisque la cause relevée de l’affaiblissement du service public ne réside ni dans la baisse des dotations, ni dans les mises en concurrence, ni dans les réductions permanente d’effectifs mais  dans le seul fait d’avoir été « trop longtemps écorné par le jusqu’au boutisme syndical ». […]

La crise financière en cours de gestation, la violence du macronisme et les divisions du côté gauche peuvent laisser les plus pauvres entre les mains de ces forces obscures. Notre tâche est de nous mettre à […] bâtir une nouvelle unité et un nouveau projet [sociétal] adapté aux conditions de notre temps.