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Le 1er janvier 2018, l’Islande a été unanimement saluée pour l’entrée en vigueur d’une nouvelle législation interdisant toute différence de salaire entre les hommes et les femmes.

L’Islande fait la loi

 

En Islande, l’égalité salariale est inscrite dans la loi depuis 1961. Toutefois, en 2015, les salaires des femmes y étaient toujours de 17,5 % inférieurs à ceux des hommes (1).

Face à ce constat persistant, le gouvernement a souhaité renforcer la contrainte en obligeant les entreprises de plus de 25 salarié.e.s à apporter la preuve qu’à travail égal, elles versent le même salaire aux hommes et aux femmes. Une certification leur sera ainsi attribuée, à renouveler tous les trois ans. En absence de cette certification, les entreprises encourront une amende pouvant aller jusqu’à 400 euros par jour.

Plus contraignante, cette loi donne donc aux entreprises une obligation de résultats, car elles doivent prouver qu’elles font bien œuvre de non-discrimination. Si – comme dans la grande majorité des entreprises – le bilan comparé des salaires des femmes et des hommes montre une disparité, l’entreprise devra apporter la preuve que ce n’est pas la conséquence d’une discrimination et ses explications devront être validées..


  1. L’art de minimiser un chiffre – dire que « les femmes gagnent 17 % de moins que les hommes », cela signifie également que « les hommes gagnent 20 % de plus que les femmes ». En effet une différence de 340 euros, c’est 17 % d’un salaire de 2000 euros, mais c’est aussi 20 % d’un salaire de 1660 euros. Encore plus significatif, non ?

Claude Touchefeu –Titre original – « Égalité salariale : en Islande comme en France ! » Source (Extrait)