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Il comptait tant sur elle et Emmanuel Macron en est réduit des interrogations.

Le moteur franco-allemand, […] [Jusqu’à peu] clé de voûte des avancées européennes, est au point mort [pour cause d’affaiblissement d’Angela Merkel à la suite des élections allemandes]. [Elle est] contestée jusque dans son propre camp

[Pour Macron, comment ne pas décevoir et se garantir un bon nombre d’élus européens ?] Comment ne pas prendre en boomerang l’espoir suscité par le discours de la Sorbonne qui donne aujourd’hui tant d’aura à la France [ah bon ??? et pour qui ??] mais qui risque de retomber comme un soufflet ?

Pour lui, l’enjeu des élections européennes de 2019 est d’abord pratique : le président français doit délivrer, d’ici un an, des signaux tangibles aux électeurs prouvant que l’Union européenne est bel et bien en train de changer. Faute de quoi les eurosceptiques redresseront la tête. Or, tout reste extraordinairement compliqué sur la scène européenne, minée par la montée des populismes […]

Depuis qu’il est élu, le président français peut se targuer d’avoir fait bouger le curseur sur les travailleurs détachés et d’avoir un peu limité les dégâts sur le dossier du glyphosate. Des avancées ont été obtenues en matière de défense, sujet majeur, mais pour le reste… […] Mais, en réalité, on n’est pas dupe : l’intégration européenne à la mode Macron n’est pas pour demain, en tout cas pas pour 2019. […]


D’après un texte de Françoise Fressoz, Le Monde, Titre original « Europe : le risque de décevoir » source (Extrait)