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 Inégalités mondiales : se méfier des contre-vérités

François Bourguignon dans le quotidien « Les Echos », disserte autour des chiffres pourtant exacts des inégalités criantes entre les fortunés internationaux et la pauvreté mondiale. Il se donne beaucoup de mal pour expliquer que, certes ils sont « blindés d’tunes » selon les d’jeune mais pas tant que ça avec l’inflation mondiale galopante, les taxes bancaires et le minium d’impôts obligatoire comme en plus les taxes augmentent voyez chers pauvres nous n’y arrivons plus avec ce qui nous reste …

Bravo M François Bourguignon et dire que certaines-certains vont croire votre charabia dissertant, les mêmes « Franchouillards » peut-être qui se nourrissent au travers de la presse people –Match, Gala, Journal de France, Jours de France, Closer, Voici, Ici Paris, France dimanche, point de vue, Nous deux, Images du monde, Royauté, Vu, Noblesse, Forever, Gotha Magazine, France Star, j’en oublie certainement-, et avec tout cela ajoutons les « on-dit » qui courent dans chaque ruelles de France et de Navarre et vous verrez mon bon monsieur, ma bonne dame qui sont pas si riche que ça, … les riches ! D’ailleurs j’voudrais pas z’etre a leur place, si vous voulez mon avis. MC

Décryptons ….

Il est toujours bon de rappeler l’extraordinaire inégalité des revenus dans le monde, la richesse astronomique d’un tout petit nombre et l’extrême pauvreté de plusieurs centaines de millions de personnes. Tout ce qui peut encourager les initiatives pour la diminution des inégalités mondiales et peut promouvoir la redistribution des riches vers les pauvres doit être mis en oeuvre.

[Jusque-là rien à dire … Jacques II de Chabannes dit Jacques de La Palice (La Palisse) en eut dit tout autant]

Mais il ne faut pas pour autant afficher des contre-vérités au prétexte qu’elles sont médiatiquement frappantes, car cela risque de donner de la lutte contre la pauvreté et l’inégalité une image caricaturale qui nuirait in fine à la crédibilité du discours.

·         Inégalité de patrimoine

Dans un rapport récent, « Récompenser le travail et non la richesse », la très remarquable et très engagée organisation humanitaire Oxfam met en exergue l’argument suivant : « Au cours des douze derniers mois, le patrimoine des 2.043 milliardaires qui existent dans le monde a augmenté de 762 milliards de dollars, soit 7 fois plus que ce qui serait nécessaire pour en finir avec l’extrême pauvreté dans le monde. »

En d’autres termes 2.000 personnes accaparent ce dont ont besoin quelque 800 millions de personnes pour survivre. Sans aucun doute, le message est fort. Il est même trop fort dans la mesure où il exagère la réalité en comparant ce qui n’est pas comparable.

[Voilà , voilà, z’avez pas compris j’vous l’dit]

L’accroissement de la valeur du patrimoine des milliardaires correspond à l’augmentation de la somme actualisée à la période présente de la séquence de revenus qu’ils peuvent anticiper pour le futur. Il s’agit d’un stock et non d’un flux de revenu. Le ramener à la dimension d’un revenu annuel revient grosso modo à multiplier sa valeur par le taux d’intérêt. Avec un taux de 5 %, le flux annuel correspondant serait de 38 milliards, chiffre encore énorme mais très inférieur à la valeur annoncée.

[Toujours pas compris, alors j’vous en remet une couche]

Par ailleurs, il faut voir que la valeur d’un patrimoine dépend du prix des actifs financiers et immobiliers sur les marchés correspondants. L’année 2017 a été particulièrement bonne. D’autres l’ont été beaucoup moins, et certaines ont même vu les patrimoines chuter.

·         Éradication de la pauvreté

L’autre côté de l’équation, c’est le montant dont on aurait besoin pour éradiquer la pauvreté dans le monde. C’est celui-là le chiffre frappant, frappant par son extraordinaire modestie. Si l’on s’en tient au seuil d’extrême pauvreté de 1,9 dollar par jour (en pouvoir d’achat international de 2011) utilisé par les organisations internationales, et si l’on pouvait identifier parfaitement qui est en dessous de ce seuil et de combien, alors 170 milliards de dollars par an seraient suffisants.

C’est plus que le revenu annuel supplémentaire qu’attendent les milliardaires mais, surtout, c’est ridiculement faible par rapport au revenu mondial, et à celui des classes aisées dans le monde : moins de 0,25 % du revenu total des ménages, moins de 0,5 % du revenu des 10 % les plus riches, et seulement 1,25 % du revenu du 1 % le plus riche dans le monde.

[Oui vous avez bien lu pour éradiquer un grande partie de la pauvreté mondialisée l’auteur ne compare pas le montant total de la fortune accumulée mais uniquement ce « qu’ils gagnent en rente annuellement » de cette fortune et d’en conclure que n’étant pas suffisant, pourquoi en vouloir aux riches et très riches. CQFD. Mais, comble il ajoute …]

Bien sûr, il n’est pas possible de cibler parfaitement les transferts vers les pauvres et toute opération de transfert entraîne des pertes. […]

La question se pose évidemment de la façon d’organiser cette redistribution et aussi comment redistribuer : en pouvoir d’achat aux ménages qui se trouvent en dessous du seuil de pauvreté ou en investissement dans les infrastructures, l’éducation ou la santé, de façon à dynamiser une croissance inclusive. (…)

[Bien évidemment les priorités des pauvres humains n’est pas que dans le « pouvoir d’achat », hélas, bien d’autres soucis les accablent mais de là à ne rien faire … parce que c’est plus confortable et quelques part plus rentable pour certains …. MC]


François Bourguignon est professeur à Paris School of Economics –paru dans « les échos » sous le titre « Inégalités mondiales : se méfier des contre-vérités » – Source (Extrait)