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Le Sinistre de l’intérieur, Gérard Collomb, lance, jeudi 8 février la police de sécurité du quotidien, une promesse de campagne d’Emmanuel Macron.

  • Vous lancez la police de sécurité du quotidien (PSQ). Est-ce une nouvelle doctrine pour les policiers qui interviennent sur la voie publique?

Personne ne peut se satisfaire de la situation actuelle, où l’insécurité est forte et où les forces de l’ordre ont souvent le sentiment de perdre du terrain. Plus de 70 000 policiers et gendarmes ont répondu à un questionnaire. C’est à partir de leur ressenti que nous avons défini la police de sécurité du quotidien.

Ce sera une police aux ambitions renouvelées […] une police -respectée, parce que dotée de moyens nouveaux ;  » sur-mesure  » car il faut adapter la réponse à chaque territoire ; connectée parce qu’elle intégrera la révolution numérique.

Elle sera, enfin, partenariale parce que travaillant avec les maires et leurs polices municipales, les entreprises de sécurité privée, mais aussi la population. Je veux redonner une vraie responsabilité aux cadres locaux, car nous sommes dans un système où trop souvent tout se décide vu de Paris.

  • Allez-vous mettre fin à la politique du chiffre?

Oui. Nous ne serons plus dans une politique du chiffre et du  » reporting  » comme par le passé. Je préfère des policiers qui prennent le temps d’enquêter pour arrêter les délinquants plutôt que de consacrer une grande partie de leur journée à faire remonter des chiffres. […]

  • Comment ces liens vont se tisser?

Nous avons des conseils de quartier dans toutes les grandes villes. Nous voulons que demain un référent soit chargé du lien avec la police dans chacun de ces conseils et qu’il ait réciproquement un correspondant au sein du commissariat. Cela permettra de créer la confiance.


Julia Pascual, Louise Couvelaire et Bastien Bonnefous – Le Monde, Titre original : « Gérard Collomb Police :  » Nous ne serons plus dans une politique du chiffre  » » – Source (Extrait)


Pour Ismaël Halissat, Libération dans un article titré « Collomb installe la police de sécurité du quotidien dans ses quartiers »Source (Extrait)

Avant de décliner les cinq axes de la réforme pour une police «aux ambitions retrouvées», «sur-mesure», «respectée», «connectée» et «partenariale». Le ministre a aussi répété quelques annonces déjà faites lors de la campagne présidentielle et dans les premiers mois du quinquennat : 10 000 caméras piéton sont commandées ; 110 000 tablettes équiperont les agents d’ici 2020 ; des fonds sont prévus pour la rénovation des commissariats et 10 000 postes seront créés d’ici la fin du quinquennat. Pour les syndicats policiers, invités à se positionner depuis plusieurs mois sur la réforme, les renforts d’effectifs et l’augmentation des moyens semblent être le préalable avant toute discussion sur les missions des agents.


Pour Christophe Cornevin, Le Figaro  dans un article titré « La sécurité du quotidien, le nouveau défi des forces de l’ordre » Source (Extrait) 

Par ailleurs, une « brigade numérique » basée à Rennes et fonctionnant 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 sera inaugurée d’ici à la fin du mois, tandis que des services en ligne permettront de signaler des faits de violences sexuelles. Ou encore de prendre des plaintes pour des escroqueries sur Internet, soit 86 000 déplacements en commissariat ou brigade susceptibles d’être épargnés.