Mots-clés

, , , ,

Plus qu’un fait avéré, les démocraties sont le jouet et la mainmise d’entreprises internationales et des organismes financiers. La gestion des états est aujourd’hui organisée autour de ces dictateurs financiers et du monde boursier internationalisés faisant et défaisant aux grès de leurs avidités, accepter des lois iniques, obligeantes et rendant dépendantes. MC

Depuis vingt ans et malgré le séisme de la crise de 2008, les pouvoirs financiers n’ont cessé d’approfondir leur domination. L’oligarchie économique a fusionné avec la classe politique et exerce directement le pouvoir. L’élection d’Emmanuel Macron l’illustre parfaitement, mais on peut en dire autant, mutatis mutandis, de Donald Trump, Recep Erdogan, Vladimir Poutine ou Xi Jinping.

En France le choix du second tour de 2017 opposait le héraut de la mondialisation libérale à la tenante de la régression xénophobe : la soumission aux lois de la concurrence mondiale versus l’allégeance aux valeurs traditionnelles du « travail, famille, patrie » – d’ailleurs assumées sans complexe par la droite dite républicaine.

Chacun des termes de cette pseudo-alternative renforce l’autre dans une complicité perverse : plus les élites, dotées de toutes sortes de capitaux, ouvrent la société aux grands vents des marchés mondiaux, plus des segments importants des classes populaires et moyennes recherchent la protection – illusoire – de la frontière et de l’identité. [Les axes d’expressions politique d’une droite (type Laurent Wauquiez) et de l’extrême-droite (type Marine Le Pen) exploitent ce créneau de travail, fort de la référence au nombre d’électeurs de la dernière présidentielle (mars 2017) favorable à une autarcie française, pensent que c’est un moyen -ou raison- d’espérer combattre cette dépendance financière mondialisée. – MC]

Dans ce contexte la désobéissance civile – quand elle est encore possible, ce qui n’est pas le cas en Turquie, en Russie ou en Chine – constitue une ressource précieuse pour la démocratie.


Petit extrait d’un article de « Médiapart », titré : « Thomas Coutrot-Aurélie Trouvé Désobéir à la loi pour que vive la démocratie » – Source