Mots-clés

, ,

La formation professionnelle profite essentiellement à ceux qui ont un emploi. Mais pour les chômeurs, comment cela se passe-t-il ? La formation suffit-elle à retrouver un emploi ? Si oui, dans quelles conditions?

Mieux vaut être actif occupant déjà un emploi que chômeur, si l’on veut bénéficier de la formation professionnelle. Ce sont les chiffres qui le disent, en l’occurrence ceux de la DARES. Or la formation, notamment des personnes les moins qualifiées, est essentielle pour retrouver du travail, une formation qui, idéalement, doit être la plus qualifiante possible.

Des réformes nombreuses et successives

Le gouvernement précédent avait déjà commencé à saisir la mesure du problème, en lançant le « plan 500 000 formations » sur lequel il est encore difficile d’avoir du recul, même si le nombre des demandeurs d’emplois entrés en formation depuis janvier 2016 n’a cessé d’augmenter.

La formation professionnelle a été réformée de nombreuses fois. Et pourtant, les chômeurs restent ceux qui ont le moins accès à la formation professionnelle. Avec comme principal cause selon eux: des formations trop chère, et un manque de soutien et d’accompagnement du service public de l’emploi.

C’est ce dont témoigne Romain, par exemple: entraîneur sportif, dans un domaine très spécialisé, il a le sentiment que ceux qui l’accompagnent (Pole Emploi), ne comprennent pas bien ce qu’il fait, et ce dont il aurait besoin.

Plus facile pour les démissionnaires et les « reconvertis »

Les choses semblent beaucoup plus faciles en revanche pour les chômeurs qui ont préparé en amont leur reconversion professionnelle : ceux qui ont démissionné, ou se sont préparés via un Fongecif, c’est à dire une formation pendant l’occupation de leur précédent emploi. Une formation en partie payée par l’employeur. C’est le cas de Clotilde, qui a passé son CAP de pâtissière tout en restant salariée. Et qui, une fois au chômage a trouvé par elle-même d’autres formations :

Moins facile pour le seniors et les chômeurs de longue durée.

Rémi, lui, a plus de 50 ans. Après un grave accident, il a voulu se reconvertir dans les services à la personne. Il a fait plusieurs formations, certaines très longues, certaines très chères. Qui n’ont jamais réellement abouti, au point qu’il a décidé de finalement se mettre à son propre compte.


France Culture – Source (Extrait)