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Voici comment sont traités les lapins Orylag destinés à la fabrication des fourrures Dior, Fendi, Dolce & Gabbana et qui finissent en « chair à pâté » de luxe sous appellation « Rex du Poitou ».

Oui il s’agit encore d’une vidéo de L214, et alors !

Cette vidéo a le mérite de montrer comment des élevages, à des seules fins mercantiles, n’ont que faire du bien-être animal et des lois.

Ils continuent de considérer les animaux comme des produits alors que l’article 515-14 du code civil dit bien que les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité.

Et s’ils sont soumis au régime des biens c’est à la condition de respecter les lois qui les protègent notamment les articles L214-1 et suivants du code rural qui reconnaissent les animaux comme des êtres sensibles depuis bien plus longtemps que le code civil.

C’est ce qu’a constaté l’association L214 dans son Rapport d’enquête sur les élevages de lapins destinés à la production de fourrure Orylag

Résumons :

  • dans ces trois élevages spécialisés, les lapins Orylag sont « enfermés leur vie entière dans des cages métalliques exiguës et surtout dénuées de tout équipement (comme l’exige la loi) hormis mangeoire et abreuvoir.
  • Les lapins ne voient jamais la lumière du jour et beaucoup sont malades ou blessés.
  • Le rapport révèle aussi qu’ils ne reçoivent jamais de foin, uniquement des granulés et sont bourrés de vaccins et d’antibiotiques. « le taux de mortalité est de 25 à 30% »
  • Quand ils arrivent à l’abattoir, les lapins sont tués à la chaîne à la cadence de 100 animaux par heure.

Pour ces raisons, L214 a porté plainte pour mauvais traitement contre ces élevages et contre l’INRA qui est à l’origine de la sélection génétique dont sont issus les lapins Orylag. Entre parenthèses, « l’INRA utilise, selon L214, des fonds publics pour l’entretien et le développement des intérêts privés d’une filière liée à l’industrie du luxe. »

L’association de défense de la cause animale a également introduit un recours en responsabilité contre l’État pour manquement à sa mission de contrôle de l’application de la réglementation.


Daniel Roucous – Source 


Note – Information – MC

  • [En cherchant dans internet, un sujet sur la maltraitance des animaux, j’ai trouvé cet article dans le Journal L’Humanité.
  • N’en déplaise a certains de mes lecteurs abonnés, je reste fidèle au but de ce blog (Rubrique accueil) et je ne vois pas pourquoi ce journal diffuserait des âneries (ou plus que d’autres) d’une part et d’autre part, lisant et relayant des articles tout au long de l’année, provenant aussi bien des divers journaux que « Les Echos » où « La Croix » entre autre, je ne vois vraiment pas pourquoi je devrais m’abstenir de « rebloguer » des articles provenant de cette source. MC]