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L’état organise des rentrées financières en urgence, mais en contrepartie se délaisse de « joyaux » rentables.

… « Aucune décision de vente n’est formellement prise », souligne-t-on, mais l’exécutif se met en ordre de marche pour conduire ses 10 milliards d’euros de cessions d’ici à 2020 afin de financer un fonds en faveur de l’innovation.

Aéroports de Paris (ADP).

A la différence d’autres aéroports, le groupe est en effet propriétaire de ses terrains – des actifs sensibles sur lesquels la puissance publique entend bien garder la main, de façon directe ou indirecte, même si elle cède ses titres ADP. La solution qui tiendrait désormais la corde est d’accorder à ADP une concession de très longue durée, … Cela reviendrait à accorder à ADP un droit quasi exclusif de gestion et éviterait de remettre en cause son régime juridique.

La Française des Jeux (FDJ)

L’État à 25 % ou 30 % dans la FDJ La Française des Jeux, qui bénéficie d’un monopole de droit sur les jeux de loterie et la prise de paris sportifs en réseau physique et génère d’importantes recettes fiscales (3,3 milliards d’euros en 2016), pose, elle, d’autres problèmes.

Trois options se dessinent alors.

  1. vente en gré à gré avec appel d’offres restreint auprès de fonds d’infrastructures et d’assureurs qui se positionneraient « en actionnaires non contrôlant », dit-on.
  2. ventes de blocs à des grands investisseurs
  3. introduction en Bourse auprès de particuliers.

Compte tenu du poids de la FDJ dans le secteur des jeux, de nombreux experts estiment que sa privatisation impliquerait toutefois une remise à plat plus large du secteur.

ENGIE

Engie, enfin. L’État détient encore 24,1 % du capital de l’énergéticien et plus du tiers des droits de vote, une participation valorisée quelque 8,5 milliards d’euros au cours actuel. La future loi devrait autoriser l’État actionnaire à passer sous le seuil du tiers des droits de vote.


Anne Drif, Bruno Trévidic, Christophe Palierse, Vincent Collen, Les Echos – Titre original  « Comment l’exécutif prépare les privatisations » – Source (Extrait)


Note : Comme un particulier, l’état emprunte et de ce fait (comptablement) comme vous et moi, il créé une dette a remboursée a terme, assortie de % de frais et d’un taux permettant aux actionnaires des banques de faire des bénéfices au delà du taux d’inflation.

Aucun état ne présente de garantie comme il est exigé a une personne emprunteuse, car sa population et les joyaux publics en sont la garantie.

Reste qu’a partir du moment ou l’état n’a plus de joyaux il faut toujours rembourser et ainsi les seuls pouvant honorer la dette … c’est la population et qui dit argent a trouver cela se transforme en impôts directs ou indirects ….

C’est aussi la raison qui fait dire à certains économistes qu’il vaut mieux réguler une dette que de l’assécher, cela ne réglant certes pas la dette mais évite une « surcharge » des impôts.

MC