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Olivier Dussopt, nommé secrétaire d’Etat chargé de la fonction publique le 24 novembre, réplique aux attaques de ses ex- » camarades « .

  • Votre nomination a suscité des critiques acerbes au PS. Que -répondez-vous au procès en  » trahison  » qui vous est fait ?

Je ne commenterai pas les petites phrases.

  • En 2014, Manuel Valls vous avait promis un portefeuille que vous n’avez pas eu. Ne prenez-vous pas votre revanche ?

La seule revanche que j’assume de prendre, c’est celle sur le déterminisme social. J’ai choisi de m’implanter politiquement où je suis né et où j’ai grandi, en Ardèche, à Annonay. Mes parents étaient tous les deux ouvriers. La revanche sur l’inégalité des chances, l’émancipation individuelle, ce sont les moteurs de mon engagement politique.

  • Vous attendiez-vous à être -exclu du PS le jour de votre -nomination ?

Je ne m’attendais pas à ce que le PS m’envoie une brassée de roses.

  • Vous avez été successivement proche de Hamon, Aubry, Valls. Quelle est la logique de ce -parcours ?

J’ai adhéré au PS à 21 ans. A cette époque, quand on adhérait jeune, on était assez généralement proche du courant animé par Benoît Hamon. Il y a des désaccords qui sont apparus au fil du temps.

  • Vous parlez de cohérence mais vous avez voté contre le budget 2018, pour vous retrouver quelques jours plus tard à Bercy…

Il y a un élément qui me caractérise depuis que je suis parlementaire, c’est la discipline de groupe

  • Vous vous sentez toujours -socialiste ?

Je pense et j’espère qu’il y a dans notre pays plus de socialistes que d’adhérents au Parti socialiste. Ma famille politique, c’est le socialisme, la social-démocratie. Je reconnais à Emmanuel Macron cette capacité à rassembler des gens avec des parcours différents. J’appartiens pleinement à la majorité présidentielle.

  • Mais ce qu’il entend mettre en œuvre n’a rien à voir avec le socialisme…

Je comprends que certaines mesures économiques soient perçues comme étrangères à ce courant de pensée. Elles sont nécessaires pour restaurer nos finances publiques et renforcer l’attractivité de notre pays.

Mais sur l’éducation, l’accès à l’université, le renforcement des moyens pour l’intérieur et la justice, en quoi la politique menée est-elle éloignée de l’idéal que je poursuis ? En rien ! Le chef de l’État et le gouvernement sont résolument progressistes. [….]

En tant que secrétaire d’État auprès de Gérald Darmanin, je -serai appelé à suivre les dossiers de la fonction publique et le nouveau partenariat financier entre l’État et les territoires.

  • La suppression de 120 000 postes de fonctionnaires sur le quinquennat est-il un objectif que vous comptez atteindre ?

La suppression de 120 000 postes à la suite des départs à la retraite est un engagement du président de la République, un objectif qui doit être atteint pour permettre le rétablissement de nos comptes publics. Mais l’alpha et l’oméga de la politique que nous menons, c’est la transformation de l’action publique, la garantie de la qualité du service rendu aux usagers. Cela, nous pouvons le faire en maîtrisant la question des effectifs.


Source très partielle (Extrait) Propos recueillis par Benoît Floc’h, Béatrice Jérôme, Enora Ollivier et Audrey Tonnelier – Le monde –Lien


Et hop, un p’tit coup d’vaseline ! MC