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Un grand nombre de chercheurs tirent la sonnette d’alarme sur les conséquences du réchauffement climatique. Comme chercheur en écologie, ou comme humain, je relaie cette alerte ! Les années sont de plus en plus chaudes, validant les prévisions alarmistes du Giec.

Montée du niveau des mers, réfugiés climatiques, sécheresses, catastrophes météorologiques, extinction de la biodiversité … et même menaces sur la survie de l’homme. Le réchauffement est en cours … et rien ne se met en place de sérieux et à la hauteur des enjeux !

Quelle légèreté de la majeure partie de notre classe politique devant les conséquences de cette inaction. Il y a non- assistance à humanité en danger ! J’appelle à être plus volontaristes, plus concrets, plus lisibles sur cette question. Pour donner une perspective mobilisatrice à nos concitoyens.

Il y a besoin d’un grand plan d’urgence contre le réchauffement climatique ! Concrètement. Au niveau international, pour mettre en place les mesures adéquates. Sans délai. Et en aidant les peuples à intervenir pour presser leurs dirigeants. Mais il faut aussi donner l’exemple dans notre pays. Sans tarder.

En France, la Stratégie nationale bas carbone accumule du retard sur l’objectif de réduction par quatre, d’ici à 2050, des émissions de gaz à effet de serre. Le plan d’urgence peut s’appliquer rapidement. Le transport contribue fortement au réchauffement climatique, il faut donc prendre des mesures écologiques révolutionnaires.

Il faut acter :

  • le développement vigoureux de l’usage des transports en commun en décidant la gratuité. Bénéfique pour réduire le CO2, il améliore aussi la qualité de l’air, et redonne du pouvoir d’achat aux familles. Chaque collectivité peut le décider de manière volontariste. Mais cette mesure à un coût, donc l’État doit l’accompagner financièrement. Les parlementaires doivent pousser dans ce sens et j’appelle à la mise en place d’un réseau d’élus favorables à cette mesure pour travailler sur sa faisabilité rapide ;
  • le ferroutage, plus écologique, doit être prioritaire sur le transport par camions. L’État peut le décider rapidement ;
  • les circuits courts agricoles et industriels. Relocaliser, produire localement, est vertueux écologiquement et générateur d’emplois. Il faut mettre en place une taxe kilométrique qui réduise les transports de marchandises évitables. Les recettes serviront à financer le plan d’urgence ;
  • un plan très ample de rénovation thermique du logement, pour une meilleure sobriété énergétique. Cela permettra de faire baisser en priorité l’utilisation des énergies carbonées, qui favorisent aussi le réchauffement climatique.

Ces pistes de réflexion demandent à être enrichies. Mais le plus important est de passer à l’action.


Alain Pagano, Maître de conférences en écologie