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C’est sûr, je vais me brouiller avec bon nombre de lectrices et lecteurs de ce blog, mais devant tant d’autoritarisme, ma colère est grande.

Mesdames, Messieurs, oui, vous, électrices-électeurs ayant crus, aux promesses de celui que vous avez élu comment gardez-vous encore aujourd’hui des œillères. Il en est de même avec la foule d’apôtres béni-oui-oui, cette cohorte de suiveuses/suiveurs élu-e-s ou non avec qui il détruit pas à pas la démocratie, la justice et l’équité du peuple français.

« Il n’a fait que ce qu’il disait, c’était en filigrane de ses promesses de campagne, entent-on », en êtes-vous si sûr ?

Comment accepter ces directives et dérives actuelles ; a commencé par son comportement autocrate, méprisant, insultant ; mais aussi pour avoir protégé la cassette des plus aisés (suppression de l’ISF), faciliter la finance internationale a supplanté les valeurs de l’État (CETA, etc.), détruire systématiquement tous les services publics aux bénéfices d’entreprises privées, être de connivence avec les rachats d’entreprises et délocalisations, conforter les contrôles, deplacements de chacun (Surveillance numérique) et dans le même temps culpabiliser et appauvrir les couches populaires (CSG, APA, Retraites, etc.) et les rendre corvéables et au bon vouloir d’un patronat omnipotent. (Facilités de licenciements), les atteintes à la laïcité, etc.

Une dernière chose, comment a-t-on pu faire coïncider le texte de loi finançant les partis politiques par l’État avec un mouvement fut-il LREM (donc logiquement non déclaré en prefecture), pour la modique somme de 94 millions d’euros -ce n’est pas une bagatelle– alors que ce mouvement refuse d’être organisé comme un parti politique. Oui j’ergote, mais dans même temps, rappelez-moi comment et par qui, a été bouclé le budget de campagne d’Emmanuel Macron.

Alors toujours d’accord avec l’anti- démocratie et décisions d’Emmanuel 1er, oui, alors nous poursuivons…  MC


Surtout ne dites pas aux élus et aux membres de La République en Marche qu’ils militent dans un parti. Ils sont inscrits dans un « mouvement ». D’ailleurs, Christophe Castaner, ne sera pas élu président ni secrétaire national aujourd’hui à Lyon lors du « Conseil » mais « délégué général », appellations brevetées LREM. Pas de fédérations ni de sections dans les départements, mais un peu moins de 4.000 « comités locaux » affranchis des divisions administratives. Ils sont dirigés par des « référents », autre dénomination maison.

Des clics militants

TOUS SONT DÉSIGNES PAR PARIS ET NON PAR UNE ÉLECTION LOCALE.

Les adhésions s’effectuent en deux clics, les nominations de cadres en un courrier électronique. On converse par messagerie cryptée, on se forme et on avance ses idées sur des Mooc (cours à distance) plutôt que sur le terrain. Pas de carte numérotée donc, pas de cotisation officielle, mais la possibilité de soutenir financièrement le mouvement sur la base du volontariat.

Au fait combien d’adhérents ?

Officiellement 380 000. Quatre fois plus que le PC, le PS ou le RPR au temps de leur splendeur. À se demander si le chiffre ne procède pas de l’addition des 200.000 cœurs (« like ») sur la page Facebook LREM avec ses 180 000 abonnés sur Twitter.

Lors de l’élection pour adopter les statuts fin août, 72 000 adhérents ont voté. « Ce qui est beaucoup », jauge le président du groupe parlementaire LREM au Sénat et ex-ministre PS François Patriat : « Le parti (N.D.L.R. : lapsus ?) a seulement 18 mois et il y a un an, on disait qu’Emmanuel Macron était une bulle, sans programme ni troupes ».

L’élu bourguignon pointe néanmoins une réalité : En Marche!, devenu LREM, s’est construit autour de la personne du président. Six mois après l’élection, le fan-club cherche à devenir un parti, même s’il récuse ce nom.

Pour François Patriat, qui se revendique « groupie » du président Macron, « il est normal que des politiques chevronnés apportent leur expérience dans cette structuration. En Marche ! est très jeune, très hétéroclite. Ceux qui l’ont créé et ont animé la campagne travaillent au Parlement, au gouvernement ou dans les cabinets. On accélère ».

D’où le choix de Christophe Castaner, 51 ans, provincial, habile et consensuel, comme candidat unique. Ex-socialistes, ex-juppéistes, personnalités venues du monde des affaires, de l’entreprise ou d’ailleurs, vrais novices : pour le moment, les différentes « familles » de marcheurs restent soudées, malgré quelques incompréhensions.

Peu de démocratie interne

Les crispations viennent de l’organisation très pyramidale et du fonctionnement centralisé. Les cadres locaux regrettent qu’à l’image des investitures aux législatives, tout se décide à Paris. Ils entendent aussi la colère des maires, des présidents de régions de droite ou de gauche, contre un gouvernement à la vision très parisienne et métropolitaine du pays.

Une cinquantaine de délégués (sur 3900) ont démissionné. Ils ont signé celle semaine une tribune pour dénoncer « une gouvernance d’élites qui en méprisant l’intelligence collective, s’est progressivement coupée de ses forces vives ». « Faux. La démocratie fonctionne. Aucun parti ne consulte autant ses adhérents et ce en continu. Il y a eu des déçus lors des investitures, des choix de cadres », balaye Christophe Castaner.

Son adoubement par l’Élysée, la constitution par ses soins d’une liste pour former le bureau exécutif, passent mal. La pression monte pour empêcher le patron du parti de garder son ministère, comme il le souhaite.[Qui parlait du non cumul des mandats ???]

Tous les députés LREM ne se déplaceront pas à la cérémonie lyonnaise.

« Le caractère formel et prévisible de l’issue des votes n’est pas motivant », affirme la députée de l’Isère Cendra Motin, qui s’est battue pour obtenir un vote à bulletins secrets. Un de ses collègues note : « On a travaillé comme des dingues sur le programme, mais peu d’idées redescendent. C’est démobilisateur ».

Christophe Castaner entend répondre à ces critiques : « On doit créer un corpus idéologique pour un parti aujourd’hui centré sur le programme présidentiel et aussi préparer les échéances électorales (Européennes en 2019) ». « Sur le contenu des réformes et le cap fixé par le président pour redresser le pays, tout le monde est au soutien », se félicite François Patriat. […]

Pascal Jalabert – Le Dauphiné libéré du 18 Nov. 2017


LE CHIFFRE

94 M€. C’est ce qu’a rapporté à La République en Marche, sa razzia sur les circonscriptions au titre du financement des partis. La direction s’est installée près du Palais-Royal à Paris, avec une cinquantaine de permanents salariés.