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La retraite des salariés se compose de deux piliers, le régime de retraite de base de la Sécu et les régimes complémentaires, l’Arrco pour tous les salariés et l’Agirc pour les cadres. Ces deux composantes forment ce qu’on appelle la retraite obligatoire des salariés.

La retraite des salariés se compose de deux piliers, le régime de retraite de base de la Sécu et les régimes complémentaires, l’Arrco pour tous les salariés et l’Agirc pour les cadres. Ces deux composantes forment ce qu’on appelle la retraite obligatoire des salariés.

Constatant un fort déséquilibre des régimes complémentaires de retraite, les partenaires sociaux (syndicats d’employeurs et de salariés) ont décidé de prendre toute une série de mesures correctrices en octobre 2015. Certaines mesures sont entrées en vigueur au 1et janvier 2016, d’autres vont entrer en vigueur au 1er janvier 2019.

D’abord la valeur d’achat du point de retraite (dans les régimes complémentaires, les cotisations sont converties en points, qui sont eux-mêmes convertis en pension au moment du départ à la retraite) va passer de 125% à 127%. En clair, il coutera plus cher d’acheter des points de retraite. Deuxième mesure, d’envergure celle-là, l’instauration d’une sorte de bonus-malus pour inciter les salariés à partir à la retraite plus tard.

Pour les personnes nées à partir de 1957 et qui liquideront leur retraite à compter du 1er janvier 2019 (certaines personnes en sont exonérées). L’âge de la retraite n’est pas modifié et reste à 62 ans, mais ceux qui ont tous leurs trimestres et qui voudront partir à cet âge là, verront leur retraite complémentaire à taux plein, amputée d’un « coefficient de solidarité » de 10% pendant les trois premières années. Au terme, ils percevront à nouveau leur pension à taux plein. Pour éviter cette retenue de 10%, il faudra reculer d’un an l’âge de son départ à la retraite. Ceux qui décalent leur départ de 2 ans, 3 ans ou 4 ans, bénéficieront respectivement, pendant un an d’un bonus de 10%, 20% ou 30% sur leur retraite complémentaire.

Conséquences, les retraites vont baisser, surtout pour les cadres. Les pensions complémentaires Agirc-Arrco représentent en moyenne 30% de la pension totale (CNAV + Agirc-Arrco) des non-cadres, mais 60% de celle des cadres.

Ce sont donc ces derniers qui subissent la baisse la plus forte de leur taux de remplacement, suite aux mesures de redressement des régimes complémentaires : de 3,1% pour ceux nés en 1960 à 4,8% pour ceux nés en 1990 et à condition qu’ils acceptent de différer leur départ d’un an, pour éviter l’effet malus du « coefficient de solidarité ». Pour ceux qui en revanche refusent de différer, les conséquences sont plus lourdes les trois premières années, avec une chute du montant de la retraite globale de 9% (génération 1960) à 10,3% (génération 1990)…

Pour les non-cadres, la baisse est évaluée de 1,2% (nés en 1960) à 2,3% (nés en 1990) pour ceux qui acceptent de différer leur départ d’un an et à défaut, de 3,9% (nés en 1960) à 4,8% (nés en 1990) les trois premières années, pour ceux qui refusent.


Source Lopinion.fr