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[…] Pendant des mois, le président Donald Trump des Etats-Unis a traité par le mépris l' »enquête russe » consacrée aux interférences prêtées à Moscou par le renseignement américain pendant la présidentielle de 2016.

Les premiers résultats des travaux du procureur spécial nommé pour la circonstance, Robert Mueller, un ancien patron du FBI, affaiblissent cette ligne de défense sans  menacer directement, à ce stade de l’enquête, le Donald de la Maison Blanche.

[Ça se rapproche de plus en plus de sa personne avec l’inculpation par la justice, de trois de ses anciens conseillers. Il s’agit de Paul Manafort, Richard Gates, George Papadopoulos.]

  • Paul Manafort, qui a dirigé la campagne du candidat républicain de mai à août 2016. avait été écarté de la campagne de M. Trump à l’été 2016 après la publication d’informations compromettantes relatives à ses activités de consultant au bénéfice de l’ancien président ukrainien prorusse Viktor Ianoukovitch. M. Trump avait rapidement pris ses distances avec lui, relativisant son rôle à ses côtés.
  • Richard Gates était resté, au contraire, dans l’équipe du futur président et avait participé activement à l’organisation des cérémonies liées à sa prestation de serment, en janvier.
  • George Papadopoulos est poursuivi pour avoir menti au FBI, selon un procès-verbal aux allures de roman d’espionnage, rendu public lundi. Il s’efforçait de mettre en place un canal de discussion avec Moscou, évoquant même avec ses interlocuteurs une éventuelle rencontre entre M. Poutine et M. Trump, son contact lui aurait signifié, fin avril, que les autorités russes possédaient  » de quoi compromettre  » la candidate démocrate Hillary Clinton, précisant qu’elles disposaient de  » milliers de courriels « . […] Arrêté en juillet, M. Papadopoulos a admis avoir menti lors d’un premier interrogatoire avec le FBI, en janvier, à la fois sur la chronologie de ses rencontres avec ses contacts russes et sur la teneur de leurs échanges. Il a choisi de plaider coupable et coopère avec l’équipe du procureur spécial. Son témoignage est important, car il constitue à ce jour la première indication d’une éventuelle collusion de l’équipe de campagne de M. Trump avec des acteurs étrangers, en l’occurrence russes.
  • Sarah Sanders, sa porte-parole a relativisé, comme pour M. Manafort, l’importance de M. Papadopoulos. Elle a en effet assuré qu’il n’était alors qu’un  » bénévole  » […], … [et démontrer avec sa façon bien à elle que le] document rendu public montre le peu d’empressement de l’équipe de M. Trump de donner suite aux offres insistantes de rencontres avec M. Poutine. [Toutefois, transitant par l’intermédiaire des contacts de M. Papadopoulos, ces échanges constants transitant par un responsable de l’équipe de campagne de M. Trump, (dont l’identité n’est pas dévoilée), ne dédouane pas D. Trump de leurs connaissances.

Donald Trump a une nouvelle fois écarté cette « inquisition » par un « NO COLLUSION » rageur, publié sur son compte Twitter.

Pour l’instant, le Président peut continuer de mettre en avant, l’absence de preuves à son encontre, d’une collusion avec la Russie, […]

Tout porte à croire que l’ « enquête russe » va s’étendre, les inculpés ayant désormais tout intérêt, à collaborer avec l’équipe du procureur spécial. […]


D’après un article de Gilles Paris, Le Monde – titre original « L’enquête russe se resserre autour de Trump » – Source (Extrait très partiel)