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Ce n’est pas parce que j’ai « trouvé » cette info sur un support très peu médiatisé, ce n’est pas pour cela que l’argumentation n’est pas plus valable ou spécialement orientée. D’ailleurs pour faire  la part des choses, vous trouverez en suivant une deuxième vidéos provenant d’une tout autre origine … Enfin souvenez-vous …. Il y a plusieurs années, la crise/pénurie du sucre … qui n’existait pas plus que la pénurie du beurre …

Autre explication ..


Et maintenant un petit rappel de cette affaire du prix du lait dont Lactalis (et l’affaire Parmalat) et son président a été un des acteurs … Emmanuel Besnier PDG de cette entité, celui que le journal « Le Monde » rappelait qu’il était le petit-fils du fondateur de l’entreprise Besnier (numéro un mondial du secteur), cultive le goût du secret et de l’affrontement commercial ou social.

Un PDG invisible, des méthodes musclées. Lactalis est un géant de 75 000 personnes qui a gardé le goût du secret et l’esprit commando de sa jeunesse.

André Besnier a fabriqué ses premiers camemberts en 1933. Son fils Michel a développé la maison à grand renfort d’acquisitions, d’investissements massifs, de coups de marketing. Petit-fils du fondateur, Emmanuel Besnier a repris le flambeau à la mort brutale de son père, en 2000. Il a accéléré l’internationalisation du groupe, avec des achats en Russie, en Egypte, en Pologne, en Italie, etc. Depuis 2014, il a encore mis la main sur le laitier turc AK Gida, et les indiens Tirumala Milk Products et Anik.

Un Howard Hughes du fromage

Résultat : la petite laiterie de Laval s’est hissée au premier rang mondial des produits laitiers, devant Nestlé. Son portefeuille d’activités est particulièrement garni, du lait Lactel aux yaourts La Laitière en passant par le roquefort Société, la mozzarella Galbani, le beurre Président, la crème Bridel, ou encore le camembert Graindorge, arrivé en juin dans le giron du champion tricolore. Sans compter les 24 % qu’il détient dans son grand rival Bel (Babybel, Kiri, etc.).

Les résultats du groupe, son endettement, tout est confidentiel

Cette transformation en multinationale n’a pas fondamentalement remis en cause le mode de fonctionnement du groupe. Emmanuel Besnier, 46 ans, reste un adepte du secret. Une sorte de Howard Hughes du fromage. Jamais une interview, pas une photo – les deux ou trois qui circulent ont été prises contre son gré. Les résultats du groupe, son endettement, tout est confidentiel. Treizième fortune de France selon le magazine Challenges, avec des biens évalués à 6,8 milliards d’euros, les Besnier veulent rester dans l’ombre.

« Ils nous disent de maîtriser nos charges, ils savent tout de nous, mais nous, on ne sait rien d’eux », peste Marc-Antoine Blot, l’un des responsables des Jeunes agriculteurs de la Manche.

Lors de son OPA sur l’italien Parmalat, en 2011, le groupe a été contraint de lever un coin du voile. Ses comptes pour 2010 ont révélé une entreprise bénéficiaire, sans dégager pour autant des marges outrageuses. La structure centrale du groupe, BSA, est contrôlée à 51 % par le président. Ses frère et sœur, Jean-Michel et Marie, ne sont que minoritaires. Le montage transite par la Belgique, afin de bénéficier des douceurs de la législation fiscale locale.

L’affaire Parmalat a aussi mis en lumière une autre spécificité du groupe : sa culture de l’affrontement, qu’il soit commercial, social ou judiciaire. « Lactalis, c’est une machine de guerre », commente Max Vié, président de l’Organisation des producteurs de lait Normandie-Centre. « Ils sont fiers de leurs produits et n’ont pas peur de la bagarre », opine le consultant en agroéconomie, Jean-Marie Séronie.


Source vidéo Youtube. Source Le Monde