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La réunion du mardi du 24 octobre 2017, au siège de la CFDT, entre les huit principales centrales, à laquelle participaient des mouvements de jeunesse, s’est soldée par un échec.

  • CGT, FO, Solidaires (SUD), l’Unef, l’UNL et la Fidl côté étudiants et lycéens, ont appelé à une mobilisation le 16 novembre.
  • CFDT, CFTC, Unsa et Fage (étudiants) ont signé, elles, une « déclaration commune » protestant contre certains points de la politique gouvernementale mais en se gardant bien de demander à descendre dans la rue.
  • Quant à la FSU et à la CFE-CGC, la centrale des cadres, elles n’ont pas choisi leur camp.

Cette coupure syndicale, résultant d’appréciations différentes de la situation sociale actuelle française et à venir, scinde fortement le clan syndicale entre les réformistes et les contestataires. Ce que chacun confortent dans leurs communiqués.

  • Les premiers dénonçant fermement « une politique libérale visant à accroître les inégalités ».
  • Les seconds sans acrimonie comme habituellement se contentant « d’inquiétudes multiples » sans plus d’engagement (est-ce uniquement pour le moment ?).

Les différentes organisations syndicales, dans l’incapacité de s’entendre sur des actions revendicatrices communes, font à Emmanuel Macron et l’exécutif gouvernemental, un boulevard pour reformer en très grande partie, bon nombres de lois et mentalités « sociales » dans notre pays.

Il ressort que la population salariale française, ne trouvant plus recours auprès  des syndicats face à la politique sociale de Macron, laquelle, re-divisant par ses lois nettement libérales favorisant les plus aisés, en diverses « couches sociales » cette société travailleuse française, dont il s’ingénie à les opposer sans vergogne, comme au XVIII et XIXeme siècle, sera autant de raisons pourvoyeuses des révoltes (spontanées ?) comme en 36 ou mai 68, par exemple.

Naîtra-t-elle au printemps pendant les discussions sur l’assurance-chômage, la formation professionnelle et l’apprentissage ?

Avec la remise à plat des retraites qui, pour le coup, peut mobiliser les Français. Et peut-être fédérer les syndicats …

Mais ce dernier chantier ne sera pas lancé avant plusieurs mois, au mieux…


Article inspiré d’après celui de Cécile Crouzel dans « Le Figaro » – Titre original « Quand les divisions syndicales font les affaires de Macron » – Source (Extrait)