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Dans un article du Figaro (Vous allez me dire que j’en ai après ce journal, ce n’est pas vrai na ! Juste qu’il faut toujours lire entre les lignes) titré « Comment expliquer la chute de Macron dans l’électorat populaire (Extrait)» signé par Jérôme Fourquet voulant expliquer que ce n’est que « l’électorat populaire » qui est mécontent de l’élu présidentiel … MC

… Seule la fin de l’article est le plus sensée…

Alors que, comme le rappelle Gérald Andrieu, les milieux populaires sont d’abord en attente de protection, de permanence et de stabilité, la pratique du pouvoir et la philosophie « macroniste », qui visent à accroître la mobilité (professionnelle, géographique et statutaire) et font l’éloge du mouvement, risquent d’être perçus comme des facteurs d’insécurités par les milieux populaires. Cette philosophie politique allant à l’encontre de leurs perceptions immédiates, associées à ce qui a pu être vu dans ces milieux comme un manque de considération à leur égard, a abouti à un décrochage brutal des milieux populaires, mouvement que l’on n’avait pas observé pour les deux prédécesseurs d’Emmanuel Macron à la même période de leur quinquennat Source (Extrait)

Les explications sur le désamour

Dans le baromètre Ifop-JDD, la chute de popularité d’Emmanuel Macron a été nettement plus prononcée parmi les employés (-26 points entre mai et septembre) et ouvriers (-24) que dans les autres catégories (-12 chez les cadres et professions intellectuelles supérieures « CSP »). (…)

Les deux tiers de la France populaire se disent aujourd’hui mécontents du chef de l’État (…)

… [Outre les nouvelles dispositions du code du travail apparaissent invalidantes pour toutes carrières professionnelles au long terme], certaines mesures fiscales (…) nourrissent le sentiment lancinant que ce sont « toujours les mêmes » qui sont mis à contribution, alors que (…) les plus aisés (…) s’en sortent mieux.

À cette grille de lecture prégnante de longue date dans les milieux populaires est venue s’ajouter la critique d’une politique qui serait d’abord au service des «nantis».

La thématique du «Robin des riches» (qui prend aux pauvres pour donner aux riches) affleure dans de nombreux verbatims recueillis par les enquêteurs de l’Ifop. La baisse mensuelle de 5 euros des APL a contribué à ancrer cette perception. Si elle a été critiquée par toutes les catégories de la population, 52 % des cadres ne se disant «pas satisfaits», l’opposition a été plus forte encore dans les milieux populaires (60 %). (…)

[Si le] paquet de cigarettes à 10 euros est passée [sans réprobation manifeste] parmi les CSP (favorables à 72 %), [il est] rejetée par les ouvriers (55 %). De même, […] la hausse des taxes sur le diesel impactera plus fortement les catégories populaires habitant en zones rurales et périurbaines [que les CSP, plus majoritairement citadin] (…)