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L’addiction au sexe, une excuse bien pratique pour les hommes de pouvoir

(…)… Face à la déferlante de témoignages accablants contre lui, le producteur Harvey Weinstein a décidé de se rendre en Arizona, mercredi 11 octobre, pour suivre une thérapie destinée à soigner son “addiction au sexe” dans un centre spécialisé, rapporte le site TMZ. (…)

Un problème d’abus de pouvoir !!

Pour le magazine Vogue, une thérapie pour traiter son “addiction au sexe” ne traitera pas le vrai problème d’Harvey Weinstein :

Harvey Weinstein, cofondateur de la société de production Miramax, aurait profité de sa position d’autorité dans le milieu du cinéma pour menacer des femmes de détruire leur carrière si elles refusaient ses avances sexuelles.

Dans un communiqué, le producteur s’est excusé en expliquant qu’il “a grandi dans les années 1960 et 1970, quand les règles sur le comportement au travail étaient différentes”. Il a ensuite ajouté qu’il allait demander de l’aide à des thérapeutes pour “apprendre à se connaître et vaincre ses démons”.

Des démons que le magazine Vogue liste un à un : “les privilèges, l’absence d’empathie, la misogynie, le mépris pour l’intégrité physique des femmes et le sentiment d’être invincible parce qu’il est unique”.

Le magazine Vogue rappelle que l’addiction au sexe est une pathologie fortement remise en question par le corps médical. “Elle n’a jamais été admise comme diagnostic clinique dans le manuel DSM, qui fait figure de guide de référence pour le diagnostic psychiatrique aux États-Unis.” Un médecin cité par Vogue parle même de “trouble pseudoscientifique”. (…)

Vogue cite des stars comme David Duchovny, Russell Brand, Michael Douglas, Rob Lowe et Tiger Woods qui ont toutes eu recours à des séjours pour lutter contre cette addiction, mais aussi pour “éviter une mauvaise couverture médiatique”.

En filant en cure de désintox, Weinstein tente d’échapper au véritable problème : les hommes puissants tels que Bill Cosby et Donald Trump semblent convaincus que fortune et prestige leur permettent de traiter le corps des femmes comme bon leur semble. Leur avis semble avoir été résumé par Trump dans les enregistrements audio d’‘Access Hollywood’ révélés en octobre 2016 : ‘Quand on est une star, elles vous laissent faire. On fait ce qu’on veut.’


Maïder Gérard – Courrier international, Source (extrait)


Reste que des prédateurs sexuels comme celles ou ceux exerçant des pressions langagiers ou d’autoritarismes, existent aussi hélas envers les enfants, handicapé-e-s, homosexuel-l-e-s ou vieillards … et de même qu’il y a des harcèlements divers envers les femmes, il y en a contre les hommes, mais là, c’est carrément l’omerta.

Entendons-nous, je ne dis -et ne sous entends rien d’autre- que cette pratique n’est hélas pas réservée qu’aux femmes, tout comme les hommes battus, ça existent ! J’affirme qu’il ne faut tolérer aucun harcèlement et débordement … de l’enfance à la dernière minute de vie … MC