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En s’en prenant avec beaucoup de morgue et de mépris aux travailleurs de GM&S qu’il a refusé de rencontrer, le président de la République a choqué une majorité de Français tandis que de nombreux éditorialistes font aussi état de leur surprise et de leur réprobation.

Au final, c’est Macron lui-même qui a fini par « foutre le bordel » jusqu’à inquiéter certains de ses partisans, [mais pas Éric Le Boucher dans « Les Echos »].

[Car] les objectifs d’Emmanuel Macron sont ceux de la Commission Attali de 2008 dont il rédigea le rapport, totalement aligné sur les attentes et les revendications du patronat. […]

Que préconisait-elle cette la commission ATTALI de 2008 …

D’abord, il [souvenons-nous] qu’Éric Le Boucher aujourd’hui journaliste au journal « Les Echos » était membre en 2008 de la Commission Attali composée surtout de grands patrons avec Emmanuel Macron comme rapporteur final. Ces articles sont bien évidemment en accords avec les décisions du gouvernement impulsées par e. Macron – entre coquin …

Ensuite, le politologue Jérôme Sainte-Marie déclarait : « Macron est arrivé avec un projet clés en mains, c’est la Commission Attali de 2008. Et il compte le mettre en place très vite ».

  • En page 12, le rapport Macron nous dit que la France doit « faciliter la concurrence, la création et la croissance des entreprises, par la mise en place de moyens modernes de financement, la réduction du coût du travail et la simplification des règles de l’emploi ».
  • En page 16, le rapport Macron préconise de « renvoyer l’essentiel des décisions sociales à la négociation en modernisant les règles de la représentativité et de financement des organisations syndicales et patronales ». La Loi El Khomri n’ayant pas suffi à ses yeux, Macron gouverne aujourd’hui par ordonnances.
  • En page 17, la « décision fondamentale 11 » nous dit qu’il faut « réduire le coût du travail de toutes les entreprises en transférant une partie des cotisations sociales vers la Contribution Sociale Généralisée (CSG) et la TVA ». C’est le cas aujourd’hui pour la CSG.
  • En page 19, la « Décision fondamentale 20 » préconise de « réduire dès 2008 la part des dépenses publiques dans le PIB. Cette réduction devra atteindre 1% du PIB par an à partir de 2009, soit 20 milliards d’euros de réduction par rapport à la tendance par an pendant cinq ans ».

Sarkozy et Hollande ont été des lâches aux yeux de Macron 

Parlant de « conduire la réforme tambour battant » en page 19, le rapport d’Emmanuel Macron indiquait que cette réforme « ne peut aboutir que si le président de la République et le Premier ministre approuvent pleinement les conclusions de ce rapport, le soutiennent publiquement, dès maintenant, personnellement et durablement, en fixant à chaque ministre des missions précises ». Nicolas Sarkozy puis François Hollande ayant été trop lâches pour conduire ce chantier avec rigueur, Macron doit reprendre le chantier de A à Z.

Quitte à insulter ceux et celles qui se dressent contre les injustices au point que leur colère les pousse à « foutre le bordel ».


D’après un article de Gérard Le Puill – Titre original « Regard sur le « bordel » provoqué par Emmanuel Macron » Source (Extrait)