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Voilà un avis qui parait frappé du bon sens, Il est en tous cas hors des affirmations consensuelles actuelles véhiculées par les gouvernants, ministres, diplomates, analystes économiques et politiques, diffusées par les médias.

Question, les catalans ont-ils disposés d’une entière information et impartiale autrement dit ont-ils toutes les données pour décider ?

De notre côté, les médias français n’ont propagé que très partiellement l’information souvent d’ailleurs en jouant sur l’affect, auraient-ils entérinés de facto les décisions du gouvernement de Madrid sur « cette affaire » d’indépendance, sur quelles ordres et avec quelles arrières pensées (Corse, Bretagne, Savoie, ou encore Basque, catalan français) ? MC


Voici ce qu’en dit Guillaume Goubert dans « La Croix » un article intitulé « ’L’intérêt des Catalans » Source


On entend souvent, à propos des velléités indépendantistes de la Catalogne, qu’elles seraient motivées par un égoïsme de riches refusant que leur prospérité soit mise à contribution pour soutenir d’autres régions moins favorisées. Cet argument, de fait présent dans certains discours, mérite d’être pondéré par la réalité.

La Catalogne n’arrive qu’au quatrième rang en Espagne pour le produit intérieur brut (PIB) par habitant, derrière Madrid, le Pays basque et la Navarre.

Plus frappant, son PIB par habitant de 2014 était inférieur à celui de Midi-Pyrénées, région française pas particulièrement riche.

Cette richesse toute relative, en outre, serait mise en danger par l’indépendance. Celle-ci engendrerait des coûts élevés pour créer une armée, des douanes, une monnaie, une diplomatie…

Outre sa propre dette, la Catalogne aurait à reprendre une partie de celle de l’Espagne. L’économie serait perturbée pendant la négociation des relations entre le nouvel État et ses voisins.

De crainte d’être coupées de l’Union européenne, de grandes entreprises ont d’ailleurs déjà commencé à transférer leur siège hors de la région. En somme, si les Catalans ne pensaient qu’à leurs intérêts, ils se prononceraient contre l’indépendance. C’est d’ailleurs le cas pour nombre d’entre eux, qui ont manifesté dimanche dernier. Cependant, en pareilles circonstances, la prudence économique ne l’emporte pas forcément.

On l’a bien vu lors du référendum britannique sur le Brexit. C’est pourquoi il est urgent que s’ouvre un dialogue entre le gouvernement de Madrid et les Catalans pour discuter de comment « la Catalogne reste en Espagne, pas de comment elle s’en va », selon l’expression utilisée hier par le chef du Parti socialiste espagnol.