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Le parti dans lequel tant de personnages charismatiques (M. Thorez, M. Tillon, etc.), ont marqué l’histoire de la France résistantes, celles-ceux qui mirent en application le programme du CNR (A. Croizat, M. Paul, etc.), celles-ceux qui dans leurs municipalités participèrent aux « 30 glorieuses », mais aussi celles-ceux personnages emblématiques et incontournables personnalités interviewées (J. Duclos, W. Rochert, etc.) dans les différents médias a l’image du dernier homme du sérail ayant vraiment marqué la scène médiatique (en ridiculisant au passage un J-P. Elkabbach) : Georges Marchais.

Ceux-celle qui un temps ont succéder à sa tête (R. Hue, MG. Buffet, etc.) n’ont pas vraiment réussi à exister même au sein de ce mouvement et même, tel R. Hue, chercher a dévoyer son idéologie de base. Pierre Laurent a aucun charisme, une verve dogmatique plate en un mot aucune envolée nécessaire à un tribun galvanisant les foules et de plus est contesté à son poste de secrétaire national tant par une partie de la direction que par des adhérents d’un parti oscillant entre « dit »agonisant et toujours présent. Il y a pourtant une place évidente à prendre dans l’échiquier politique, la représentation du monde salarial au demeurant si peu exprimé dans l’hémicycle. Et si le PCF redevenait le PCF, reprenait ses fondamentaux idéologiques sans chercher à courir derrière un Mélenchon, Besancenot, ou Hamon, etc. MC


Réunis à Angers (Maine-et-Loire) jusqu’à dimanche pour leur université d’été, les militants du Parti communiste français préparent la rentrée sociale, appellent à l’union et… pourfendent Jean-Luc Mélenchon.

Benoît Hamon a fait faux bond vendredi. David Cormand aussi. Mais ils ont envoyé des représentants du Mouvement du 1er juillet et d’Europe Ecologie-Les Verts. La France insoumise n’a pas pris cette peine. Aucun cadre n’était disponible pour venir faire acte de présence à l’université d’été des cousins du PCF.

« Il y a un manque de respect, c’est clair », relève calmement Pierre Laurent, le secrétaire national du parti, qui préfère ne pas insister sur cette absence. « Cela ne m’intéresse pas beaucoup d’entrer dans cette polémique. La France insoumise estime peut-être pouvoir incarner à elle seule l’ensemble des différentes oppositions, c’est une erreur. Nous, on va continuer de tendre la main à toutes les forces de gauche. » Un mantra qu’il a répété pendant près d’une heure samedi matin devant un amphithéâtre bondé.

Le patron de la fédération PCF du Maine-et-Loire est plus disert. « C’est terrifiant, lâche Alain Pagano. Que Jean-Luc Mélenchon ait une stratégie pour asseoir son hégémonie à gauche, je peux le comprendre. Mais il faudrait qu’il relise Mitterrand, son idole. Lui travaillait à rassembler la gauche. Ceux qui veulent faire cavalier seul contribuent au naufrage collectif. »


Yves Tréca-Durand, Le Monde (extrait) – Titre de l’article « Le PCF déplore le « manque de respect » de la France insoumise » Source