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A moins de deux semaines du jour J, l’inquiétude de la communauté éducative est palpable quant aux répercussions de l’arrêt de contrats aidés de dernière minute sur le fonctionnement des écoles.

A La Réunion, la rentrée, prévue le 18 août, a été reportée de cinq jours dans la plupart des communes, confrontées à une baisse du nombre de contrats aidés. En métropole, des maires n’excluent pas de leur emboîter le pas, estimant qu’en cas de réduction de leurs contrats aidés, ils seront dans l’incapacité de faire tourner leurs écoles.

Car ces emplois font partie intégrante du paysage scolaire, assurant des fonctions allant de l’accompagnement des élèves handicapés à l’encadrement des activités périscolaires et de la garderie, en passant par la cantine, l’entretien des locaux, l’aide administrative, la surveillance…  » Les familles en pâtiront  »

A l’origine, la consigne l’arrêt de contrats aidés émanant du ministère du travail donnée aux préfets de réduire la voilure : les contrats aidés à destination des entreprises doivent être stoppés et ceux réservés au secteur non marchand (Etat, collectivités territoriales, associations…) restreints. Seuls 110 000 contrats aidés étaient prévus pour le second -semestre 2017 (soit une baisse de 40 % par rapport aux six premiers mois de l’année). Au total, 293 000 contrats étaient programmés en 2017.


Aurélie Collas, Le Monde – titre original « L’école déstabilisée par l’arrêt de contrats aidés »


Est-ce pour ne pas recevoir de remontrances de Bruxelles par l’attribut accolé aux contrats, le terme aidé correspondant à une subvention d’état, n’est pas dans le règlement de U.E. Toujours est-il que ces contrats permettaient (sans pourtant être la panacée) a des jeunes de mettre un pied dans le monde actif et les sortaient (au moins un temps) moralement de « Pole emploi » et du RSA … attendons-nous à ce que dès janvier 2018 le nombre de chômeur jeune augmente, tiens donc !

Et votre promesse M le Ministre pour des classes à 12 élèves, comment allez-vous les réaliser avec d’un côté les municipalités exsangues de financement ne leurs permettant plus de construire des classes aux bâtiments anciens alors que beaucoup ne peuvent déjà faire les réparations/mises aux normes nécessaires, fautes de moyen et de l’autre l’arrêt des assistant-e-s scolaires ou/et « professeur-e-s » des écoles pour lequel un numerus clausus secret en renduit le nombre de formation de futurs enseignants.

Le vœu secret étant de voir croitre le nombre d’établissements privés sortir de terre et dégager ainsi l’enseignement publique et les professionnels fonctionnaires attachés, du giron financier de l’état.

Plus sournois se sont aussi des personnes qui revendiquerons en moins, dans le privé tu acceptes ou tu quittes l’établissement, sic ! MC