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Certes il faut attendre qu’Emmanuel 1er et son affidée Pénicaud se décident a dévoiler l’intégralité des mesures qui constituerons les nouveaux droits et devoirs des entrepreneurs et salariés pour voir les réactions des partis politiques et des divers syndicats, mais la peur sans doute du feu qui gronde dans la population salariale ferait que le gouvernement et monseigneur des plates-bandes, hésitent a satisfaire pleinement les exigences du Medef et des dirigeants d’entreprises. MC

C’est en fait au compte-gouttes que les équipes de Muriel Pénicaud entendent communiquer aux syndicats et au patronat le contenu des ordonnances, qui seront dévoilées officiellement le 31 août.

(…) Seule certitude, le gouvernement ne devrait pas changer de braquet et suivrait les orientations prises durant la phase de consultation menée en juin et juillet avec chacune des huit organisations patronales et syndicales.

« Globalement, il n’y a pas eu de surprise », explique un représentant du Medef, qui se garde de faire davantage de commentaires.

Jusqu’à présent, les discussions de ce dernier round ont notamment porté sur le premier


thème de la réforme, à savoir le niveau approprié (branche ou entreprise) de la négociation entre patronat et représentants des salariés.

Dans les détails, l’exécutif prévoit de renforcer la négociation au niveau de l’entreprise. Toutefois, la branche devrait conserver un rôle important, à la demande des syndicats et des petites entreprises. Ainsi, le gouvernement prévoit que la branche restera compétente (de façon impérative ou facultative) pour négocier dans certains domaines qui seront listés.

Il s’agira, par exemple, des minima conventionnels, des classifications, ou encore de tout ce qui relève de la gestion et de la qualité de l’emploi. Un terme un peu fourre-tout qui comprend les contrats courts tels que les CDD, jusqu’à présent régis par la loi.

Autant dire un point sensible pour les syndicats. « Je pense que tout ne sera pas ouvert à la branche. Il y a des aspects des contrats courts qui devraient rester au niveau de la loi », explique Philippe Louis, le président de la CFTC. Bref, encore une fois, le diable se cachera dans les détails.

(…)


Manon Malhère Manon, Le Figaro (Extrait) – Titre original « Code du travail : le gouvernement ne veut pas sortir du bois » Source