Mots-clefs

,

Quel est le jeu de « Médiapart » qui après avoir tout fait pour l’élection d’ E. Macron en l’opposant au bleu de Marine, s’en être réjouit, dézingue maintenant le mouvement « LREM », revirement de veste ou désillusions ?  Qu’importe ce roitelet Emmanuel anti démocratique m’insupporte – MC

« Quand on va à la bataille, l’organisation militaire va bien. Mais une fois qu’on a gagné, si cette organisation persiste, alors ce n’est pas la démocratie. La direction de LREM ne veut plus de baronnies, elle veut pire : des bergeries », lance Charles, un militant de Saint-Germain-en-Laye, dans les Yvelines.

Les nouveaux statuts d’« En Marche! » ont été adoptés avec 90,6 % des suffrages, mercredi 16 août, avec une participation annoncée de 72 066 votants sur les 224 640 personnes adhérentes depuis plus de trois mois. Pour autant, la consultation a suscité les premières dissidences audibles au sein du parti, motivées, pour la plupart, par l’inscription dans le marbre d’un fonctionnement vertical, à l’inverse de la « révolution démocratique » promise par le mouvement d’Emmanuel Macron.

Participation !

Initialement, les bureaux de vote virtuels devaient ouvrir leurs portes le 23 juillet et les fermer le 30. C’était sans compter le recours contre cette votation déposé devant le tribunal de grande instance de Créteil par un groupe de Marcheurs en colère, baptisé « La Démocratie en Marche » (DEM), au motif du non-respect du délai entre la convocation et la tenue de l’assemblée générale virtuelle. La justice a refusé d’annuler la votation, mais a repoussé son terme de 15 jours. « En Marche! » refusant de communiquer des chiffres intermédiaires datant du 30 juillet, on ne sait à qui cette quinzaine a profité, au « QG » – la direction – et aux partisans du oui, ou aux membres du groupe La Démocratie en Marche (DEM), à la tête des partisans du non, qui ont recueilli 6 617 voix, soit 9,4 % des suffrages. Un score faible, mais pas insignifiant.

La mobilisation de cette association et le battage médiatique autour de son action ont en tout cas fait émerger une parole jusque-là inaudible, venant de Marcheurs critiques quant au fonctionnement démocratique de leur propre mouvement. (…)

Les déçus du fonctionnement d’En Marche! se sont organisés. Nous avons recueilli la parole de ces désenchantés. Chaque histoire, chaque conflit ramène à deux nœuds, deux rouages défaillants de la machinerie d’En Marche!.

  1. Il tient à l’absence totale d’élections, et donc de légitimité, des « référents locaux », pourtant dotés de pouvoirs importants ;
  2. L’absence d’espaces pour le débat, sur le fond politique lui-même comme sur des questions de fonctionnement.

(…)

Tout-puissants référents

Les premières frictions opposent les simples marcheurs et animateurs locaux à leurs référents départementaux. Nommés par le « QG », ces derniers assurent la jonction entre le local – les comités – et le national – la CNI, parlement du parti, et le bureau exécutif. En Marche! affirme que ces référents n’ont pas de rôle politique, mais un simple rôle de coordination. Vaste plaisanterie, aux dires de Thomas. (…)


Elsa Sabado, Médiapart (Extrait) – Titre original « En Marche!, une République sans débat » Source